Réflexion du soir !

Aujourd’hui :
Nombre de copropriétaires 1300
Ressenti 3000

Le grand froid est partout !

#mefautuntriplecafé

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Quand le copropriétaire est bavard !

Hier, après 30 mn de conversation à écouter mon client tourner en rond sur les mêmes anecdotes, je propose l’envoi dun document pour mettre fin à l’appel, stratégie qui a l’air de marcher.

Après un chaleureux merci pour cette idée lumineuse, j’entends :

– Bon je vous rappelle dans deux jours pour vous dire si j’ai bien recu le document.

Ah zut !!! Cette solution ne faisait que déporter la conversation à dans 2 jours.

Dépitée, je tente un :

– Si vous voulez mais si vous l’avez recu, ce n’est peut-etre pas utile de me rappeler.

– Sisisi. Puis tenez, je vous rappellerai aussi dans deux jours si je ne l’ai pas recu pour vous le dire également.

Voila voila … Lol. C’est mort. Dans 2 jours je vais me retrouver à écouter les mêmes anecdotes.

J’ai plus de 1000 clients. J’aime beaucoup mes clients mais si je passe 30 mn à discuter avec chacun d’entre eux qui appelle, je ne m’en sortirais jamais.

Il va falloir que je lui explique, sans le froisser, la prochaine fois que je ne peux pas passer autant de temps à papoter avec lui tous les 2 jours même si je l’apprécie beaucoup.

Je peux aussi penser à m’exiler dans une ile déserte.

#mefautuntriplecafé

Quand le copropriétaire attend l’entreprise !

– blablablabla, je relance la société pour qu’elle intervienne.
– D’accord mais du coup, vous pensez que ce sera fait pour quand ?
– Je ne gère pas le plannig des sociétés vous savez ! Ils vont vous appeler.
– Oui je comprends mais ils vont appeler quand ?
Bon ……….. duraille certains jours !

Quand le copropriétaire attend le syndic !

– On avait un rendez-vous à l’immeuble le 12 décembre dernier.
– Je ne crois pas sinon je l’aurais noté et je serais venue.
– Ah …
– Mais que puis-je faire pour vous ?
– Bien rien. J’ai peut-être mal compris mais, comme vous aviez dit que vous passeriez, c’est juste que je vous attends depuis.
……………………………………….
Mouais ……………………………………
Voilà voilà … J’ai imaginé le pauvre Monsieur, assis dans son canapé dans une robe de chambre élimée, n’osant pas bouger par peur de me louper,
en train de m’attendre depuis plus de 2 mois.
Je n’ai pas osé lui dire que j’étais à l’immeuble ce matin.
#mefautuntriplecafé

 

Un copropriétaire légaliste en réunion !

Le copropriétaire :
– C’est quoi ces articles 24, 25 et 26 que vous évoquez partout ?
– Ce sont les modalités de prise des décisions en AG et patati et patata et j’explique chacun des articles.
– Mais ces articles font référence à quoi ? J’ai regardé le règlement de copropriété et je ne vois pas comment les articles 24, 25 et 26 du règlement de copropriété peuvent servir à voter des résolutions.
– Il ne s’agit pas du règlement de copropriété mais d’article de loi.
Ils sont repris dans le règlement de copropriété mais à un autre chapitre si vous préférez. Les règlements de copropriété n’ont pas l’obligation de faire coïncider au chapitre 24, les modalités de l’article 24 de la loi.
Bug de mon copropriétaire :
– Mais le règlement de copropriété ?
– Il n’est pas supérieur à la loi.
– Mais … c’est quoi cette loi dont vous parlez ?
– Bien la loi qui fixe le statut de la copropriété.
– Et c’est quoi ces articles ? Vous allez trop vite je ne comprends rien !
– Bon je vais reprendre plus doucement et pour que tout le monde comprenne bien, on va parler avec des bananes et des oranges …
Sourire.

Je finis par reprendre la réunion et là, le copropriétaire qui revient à la charge :
– Alors pour vendre des parties communes, il faut quelle majorité ?
– Je vous ai tout détaillé dans la convocation. On va la reprendre ensemble si vous le voulez.
– D’accord. … Hum … Hum … Hum … mais quand vous faites référence à un article 26, vous faites référence à quoi ?
Intérieurement je me disais que la soirée allait vraiment être très très longue, …
Du coup je ressors mon exemple de bananes et d’oranges.
– D’accord. Mais on ne peut pas vendre des parties communes sans l’unanimité. J’ai demandé à des amis syndics bénévoles et des amis copropriétaires.
– Oui ! Vous auriez pu demander à Google, à des professionnels ou des avocats, à des associations de consommateurs. Ils vous auraient confirmé ce que je viens de vous expliquer. Vous auriez aussi pu lire la loi puisque la loi est rappelée dans la convocation et que je vous ai répondu par mail déjà à toutes ces questions en vous renvoyant sur les bons liens. D’ailleurs, regardez, je fais une recherche Google et voici ce qui vient. Venez lire avec moi, à haute voix, les modalités de vente de parties communes.
– Non c’est bon.
– Vous êtes sûr ?
– Oui ! Par contre, je pense que les combles étant essentiels à la destination de l’immeuble, il faut que la résolution soit votée à l’unanimité. Ce sont des questions essentielles de sécurité.
– Alors, on reprend tout encore une fois et on introduit des notions nouvelles : la distinction entre les notions de « destination d’un bien », « l’usage/occupation du bien » et « la sécurité de l’immeuble ».

Et là j’avais envie de hurler !

Quand la politique s’invite dans les réunions d’AFUL !

J’étais la semaine dernière à une réunion d’AFUL.

L’AFUL est une Association Foncière Urbaine Libre ou pour dire les choses, plus simplement, c’est une association syndicale libre constituée pour permettre à un groupe de propriétaires ayant des intérêts communs de gérer des parties communes ou de faire réaliser des travaux ensemble. Bref

J’y étais donc représentant une de mes copropriétés, membre de l’AFUL, avec mes confrères et le bureau de l’AFUL.

Nous étions installés en U avec le bureau sur la partie basse et mes confrères à gauche, moi au bout à droite.

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Au moment du vote, le Président de l’AFUL se tourne vers chacun de mes confrères de gauche pour leur demander leur avis qui était positif. Il a donc noté que la gauche était d’accord avec le projet.

Puis il s’est retourné vers la droite et a demandé à mes confrères, les uns derrière les autres, leur avis qui était aussi positif.

Il a donc noté que la droite était d’accord avec le projet en indiquant que le moment était mémorable puisque la gauche et la droite étaient d’accord.

Puis il s’appercevant qu’il m’avait oubliée, il s’est retourné vers moi et m’a demandé :

  • Petit Syndic, quelle est votre opinion ?
  • Je suis d’accord aussi.
  • Même l’extrême droite est d’accord avec les autres partis ! Nous vivons un jour incroyable ! Pardon Petit Syndic mais vous êtes bien la droite extrême aujourd’hui ! Ne m’en voulez pas !
  • Oui et connaissant mes origines africaines, avouez que c’est plutôt un comble !

#mefautuntriplecafé

Quand le copropriétaire parle de son syndic !

Réunion amusante.
J’ai perdu l’immeuble mais c’était plié depuis longtemps puisque l’immeuble a été repris par l’ami d’un copropriétaire.
Au moment du vote je me défends pour la forme :
– le confrère propose des solutions qui ne sont pas des innovations mais des choses dont ils, mes copropriétaires, disposent depuis longtemps déjà par mon intermédiaire.
– pour régler les soucis le confrère propose de voter des choses que j’ai mis à l’ordre du jour
et patati et patata
en plus il est 20% plus cher.
Bref ! Ils finissent par m’expliquer que je suis géniale mais que voilà, changer de syndic c’est comme arracher un pansement d’une plaie à vif.
Ca fait mal mais faut tirer d’un coup.
Heu … j’explosais de rire intérieurement mais je les ai regardés très sérieusement en leur demandant à quoi ils comparaient leur syndic … la plaie à vif ou le pansement.
Vous auriez vu leurs mines rouges de confusion …

#mefautuntriplecafé