Quand l’accès au parking est squatté

Aujourd’hui je n’ai qu’une anecdote triste à raconter !
Dialogue avec un client du 16ème dont je vous épargne les propos :
– ……
– oui Monsieur je comprends bien. Mais moi ce qui m’importe c’est la sécurité des enfants. C’est pour ca que j’ai fait une note pour rappeler que la cour est en réalité un accès au parking et qu’il ne faut pas laisser les enfants y jouer. La porte du parking étant cassée, si une voiture sort, elle risque de percuter un enfant.
– …..
– Oui je comprends que votre soucis à vous c’est que les résidants du fond n’ont qu’un droit de passage sur cette cour qui appartient à votre immeuble et qu’il vous semble important de leur rappeler.
– …..
– Oui je comprends que c’est malheureux que ces parents soient bulgares et ne savent même pas qui vous êtes et refusent de vous obéir en votre qualité de Président du conseil syndical.
– ….
– Ne retirez pas ma note. Je vous en envoie une deuxième à afficher à côté.

#mefautuntriplecafé

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Quand le copropriétaire autorise un voisin à faire des travaux !

Sur un de mes immeubles dans une charmante bourgade de l’arrière pays, les copropriétaires m’appellent paniqués.

Le copropriétaire du dernier étage a décidé de faire des travaux et son entreprise a détruit TOUS les conduits de cheminée de l’immeuble.

Les copropriétaires ne comprennent pas pourquoi. Dans un état proche de l’hystérie, ils inondent mon standard téléphonique surtout que certains conduits servaient pour évacuer leurs gaz de chaudière. Ces conduits, bouchés, n’évacuent plus rien, les appareils se mettent donc en sécurité et … plus d’eau chaude.

Ils sont d’autant plus furieux que l’entreprise explique à qui veut l’entendre que le syndic, à savoir la charmante gestionnaire que je suis, a donné un accord écrit, ce qui est sur réaliste parce que bien sûr que je n’ai jamais fait cela.

Je démêle peu à peu l’imbroglio avec l’entreprise et le propriétaire du dernier étage.

Je découvre que mes copropriétaires auraient autorisé, sans me le dire, et par écrit le coropriétaire du dernier étage à détruire leurs cheminées.

J’appelle ma présidente du conseil syndical pour faire un point et lui demander si l’impossible est possible et qu’il existe un document de ce genre.

Ma cliente me répond ceci :

« On ne savait pas. On a autorisé la destruction des cheminées mais pas des conduits. »

Mais bien sûr … parce qu’il serait possible de détruire une cheminée sans supprimer un conduit ?

Heureusement que ce sont des parties communes à jouissance exclusive … ce qui va me permettre d’agir.

#mefautuntriplecafé

Quand un membre du Conseil Syndical reçoit un courrier RAR !

– Bonjour Madame. Vous savez que je suis membre du conseil syndical de la résidence X ? Vous en avez conscience ?

– Oui Monsieur. Mais où vous voulez en venir ?

– C’est inadmissible. J’ai reçu un recommandé le 6  juin.

– Et ?

–  Bien. Je trouve ça inadmissible de recevoir des recommandés de vous.

– Nous ne vous avons jamais envoyé de recommandé. Pourquoi dites-vous qu’il vient de nous ? Vous avez été le chercher au moins ?

– Heu non.

 

Voilà voilà … un membre du CS trouve un papillon de la poste dans sa boîte aux lettres un jour en rentrant. Il se dit qu’il a du être relancé parce qu’il n’a certainement pas du payer ses charges.

Au lieu d’aller à la poste pour s’assurer que c’est bien le syndic qui le relance et de solder son compte dans la foulée, il appelle son syndic pour l’engueuler parce qu’il y aurait une loi implicite qui indiquerait qu’un membre du conseil syndical ne devrait jamais recevoir de courrier du syndic même s’il ne paye pas ses charges.

Sans commentaire

#mefautuntriplecafé

 

Quand le Président du Conseil Syndical est une femme !

Au moment de l’élection du conseil syndical, la présidente du conseil syndical, une petite nana trentenaire toute mimi et hyper énergique, prend la parole et explique pour motiver les candidatures :

– J‘ai besoin d’un homme ! Je veux des hommes !

Moi, la taquinant : C’est quand même un peu tendancieux comme formulation, Mademoiselle X, si vous me permettez.

Ma PCS : ? Ahhhhhhhhhh ! Non pas dans ce sens ! C’est pour le conseil syndical. C’est que même s’il y a l’égalité des hommes et des femmes bien sûr, moi je ne me sens pas les compétences de changer des ampoules ou discuter travaux avec les entreprises. J’ai besoin d’un homme pour le faire à ma place.

Bon je n’ai rien répliqué. J’ai juste fait un grand sourire …

Egalité des hommes et des femmes : ok ! mais égalité avec les hommes qui servent de larbins à des femmes qui se veulent aussi fortes qu’eux mais n’ont pas les compétences de discuter comme eux …

Ca promet la société de demain !

#mefautuntriplecafé

 

Quand le copropriétaire aime son syndic !

Le copropriétaire :

– Appelez moi même 3 secondes régulièrement, juste pour me dire que vous pensez à moi.

Je n’ai pas su comment lui expliquer mais faisons juste un petit calcul :

Prenons l’hypothèse d’un portefeuille de 50 immeubles.

Estimons à 10 mn le temps qu’il faut pour trouver un téléphone, composer le numéro et appeler un client juste pour lui dire que l’on pense à lui.

Partons sur l’hypothèse basse qu’il n’y a que 1 copropriétaire par immeuble qui doit avoir ce traitement de faveur par semaine.

Combien d’heures de travail cela me prendrait-il par semaine ?

Ben … un peu plus de 8 heures, soit 1 journée de travail sur 5 sans que je n’ai rien pu faire d’autre que du relationnel … les dossiers et autres demandes n’auront pas avancé pendant ce temps.

Ensuite il ne me resterait plus qu’à rappeler les copropriétaires qui râleront parce que rien n’aura avancé et cela me prendra également …

#mefautuntriplecafé

 

Quand le copropriétaire est relancé !

– Je veux voir votre responsable contentieux.

– Il est en rendez-vous. Mais je peux peut-être vous aider ?

– Je veux lui expliquer qui je suis et ma façon de procéder. Je n’ai pas payé mes charges parce que j’ai vu dans le grand livre lors du dernier contrôle des comptes que vous acceptiez des facilités de paiment en 3 fois à certains et que vous ne preniez pas de frais de relance systématiquement. Mais de quel droit ?

– ….

Je ne bronche pas.

– Alors j’ai voulu tester votre système de relance. J’ai payé un tiers le premier mois du trimestre, j’ai eu des frais de relance. J’ai payé un tiers le second mois du trimestre, j’ai eu des frais de relance. J’ai soldé mon compte au 3ème mois du trimestre.

– Donc vous voyez que l’on a un système de relance très efficace. Je vais vous faire annuler les frais.

– Encore heureux ! Pourquoi vous m’avez relancé moi et pas les autres ?

– Mais peut-être parce que les autres ont prévenu qu’ils payeraient en plusieurs fois et que vous vous ne l’avez pas fait … qu’en pensez-vous ?

Silence … Il hésite puis repart de plus belle.

– J’ai vu que vous aviez annulé parfois des frais de relance. Qui vous a autorisé retirer des frais de relance ?

– Nous n’avons pas besoin d’autorisation pour ça. Par contre, si je comprends bien, vous êtes contre l’annulation des frais de relance ?

– Oui je suis contre. Quand on ne paye pas, on doit être relancé et les frais doivent être conservés.

– Pas de soucis. Dans ce cas, nous maintiendrons les frais de relance sur votre compte conformément à vos souhaits.

Grand blanc … puis mon copropriétaire reprend …

– Si vous ne les annulez pas, je vous poursuis pour abus de droit, clientélisme, discrimination et je gagnerai. Mon avocat est l’avocat de l’ARC. J’en ai bouffé des syndics pour moins que ça.

Je reste calme et, avec un grand sourire, je rétorque :

– Je n’en doute pas. Par contre, pourriez-vous répondre à ma question ? Je voudrais comprendre quelle politique vous semble la plus adaptée sachant qu’une règle que l’on applique s’appliquera pour tous. Qu’est ce que je dois faire là, maintenant ?  Est-ce que je garde la main sur l’annulation des frais de relance et s’il y a un accord, je décide au cas par cas, de les annuler ou non ? Ou, est-ce que je n’annule plus de frais de relance et dans ce cas, je conserve les frais de relance sur votre compte. Dites moi donc ! Qu’est-ce que je fais ?

– Vous êtes impossible ! Vous annulez d’abord mes frais puis vous n’annulerez plus jamais.

– Non cela ne marche pas comme ça. Définissons maintenant une règle s’il vous plait.

– Vous devriez faire plaisir au copropriétaire.

Moi avec un franc éclat de rire …

– Heu non Monsieur X ! Mon travail n’est pas de faire plaisir au copropriétaire même si je passe beaucoup de temps en bas des immeubles à les attendre eux et les gars du bâtiment. lol. Mon travail est de gérer les parties communes et donc la collectivité des copropriétaires. Alors quelle règle choisissez vous ?

Il se déride, enfin, mais continue de protester pour la forme :

– Nous sommes en dictature.

– Non ! Vous êtes en Nafygarchie, un régime idéal puisque dans la Nafygarchie, tout est parfait parce que selon Nafy.

Et nous sommes partis dans un immense éclat de rire.

Ouf !

#mefautuntriplecafé

 

 

Quand le conseil syndical est infernal !

Le conseil syndical :

– Oui on comprend ce que vous dîtes ! On a bien conscience que pendant 7 ans la compagnie des eaux n’a pas relevé le deuxième compteur d’eau de l’immeuble.

Le syndic :

– blablablabla

Le conseil syndical :

– Oui on comprend bien que la régularisation de l’eau correspond à de l’eau consommée mais qui n’avait jamais été facturée. On comprend tout cela mais, malgré tout, nous nous sentons lésés et abusés. Nous attendons de vous que vous, le syndic, preniez à votre charge au moins 50% de la consommation d’eau qui vient de nous être régularisée par la compagnie des eaux.

Voilà voilà

#mefautuntriplecafé