Quand le Président du Conseil Syndical est une femme !

Au moment de l’élection du conseil syndical, la présidente du conseil syndical, une petite nana trentenaire toute mimi et hyper énergique, prend la parole et explique pour motiver les candidatures :

– J‘ai besoin d’un homme ! Je veux des hommes !

Moi, la taquinant : C’est quand même un peu tendancieux comme formulation, Mademoiselle X, si vous me permettez.

Ma PCS : ? Ahhhhhhhhhh ! Non pas dans ce sens ! C’est pour le conseil syndical. C’est que même s’il y a l’égalité des hommes et des femmes bien sûr, moi je ne me sens pas les compétences de changer des ampoules ou discuter travaux avec les entreprises. J’ai besoin d’un homme pour le faire à ma place.

Bon je n’ai rien répliqué. J’ai juste fait un grand sourire …

Egalité des hommes et des femmes : ok ! mais égalité avec les hommes qui servent de larbins à des femmes qui se veulent aussi fortes qu’eux mais n’ont pas les compétences de discuter comme eux …

Ca promet la société de demain !

#mefautuntriplecafé

 

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Quand le copropriétaire aime son syndic !

Le copropriétaire :

– Appelez moi même 3 secondes régulièrement, juste pour me dire que vous pensez à moi.

Je n’ai pas su comment lui expliquer mais faisons juste un petit calcul :

Prenons l’hypothèse d’un portefeuille de 50 immeubles.

Estimons à 10 mn le temps qu’il faut pour trouver un téléphone, composer le numéro et appeler un client juste pour lui dire que l’on pense à lui.

Partons sur l’hypothèse basse qu’il n’y a que 1 copropriétaire par immeuble qui doit avoir ce traitement de faveur par semaine.

Combien d’heures de travail cela me prendrait-il par semaine ?

Ben … un peu plus de 8 heures, soit 1 journée de travail sur 5 sans que je n’ai rien pu faire d’autre que du relationnel … les dossiers et autres demandes n’auront pas avancé pendant ce temps.

Ensuite il ne me resterait plus qu’à rappeler les copropriétaires qui râleront parce que rien n’aura avancé et cela me prendra également …

#mefautuntriplecafé

 

Quand le copropriétaire est relancé !

– Je veux voir votre responsable contentieux.

– Il est en rendez-vous. Mais je peux peut-être vous aider ?

– Je veux lui expliquer qui je suis et ma façon de procéder. Je n’ai pas payé mes charges parce que j’ai vu dans le grand livre lors du dernier contrôle des comptes que vous acceptiez des facilités de paiment en 3 fois à certains et que vous ne preniez pas de frais de relance systématiquement. Mais de quel droit ?

– ….

Je ne bronche pas.

– Alors j’ai voulu tester votre système de relance. J’ai payé un tiers le premier mois du trimestre, j’ai eu des frais de relance. J’ai payé un tiers le second mois du trimestre, j’ai eu des frais de relance. J’ai soldé mon compte au 3ème mois du trimestre.

– Donc vous voyez que l’on a un système de relance très efficace. Je vais vous faire annuler les frais.

– Encore heureux ! Pourquoi vous m’avez relancé moi et pas les autres ?

– Mais peut-être parce que les autres ont prévenu qu’ils payeraient en plusieurs fois et que vous vous ne l’avez pas fait … qu’en pensez-vous ?

Silence … Il hésite puis repart de plus belle.

– J’ai vu que vous aviez annulé parfois des frais de relance. Qui vous a autorisé retirer des frais de relance ?

– Nous n’avons pas besoin d’autorisation pour ça. Par contre, si je comprends bien, vous êtes contre l’annulation des frais de relance ?

– Oui je suis contre. Quand on ne paye pas, on doit être relancé et les frais doivent être conservés.

– Pas de soucis. Dans ce cas, nous maintiendrons les frais de relance sur votre compte conformément à vos souhaits.

Grand blanc … puis mon copropriétaire reprend …

– Si vous ne les annulez pas, je vous poursuis pour abus de droit, clientélisme, discrimination et je gagnerai. Mon avocat est l’avocat de l’ARC. J’en ai bouffé des syndics pour moins que ça.

Je reste calme et, avec un grand sourire, je rétorque :

– Je n’en doute pas. Par contre, pourriez-vous répondre à ma question ? Je voudrais comprendre quelle politique vous semble la plus adaptée sachant qu’une règle que l’on applique s’appliquera pour tous. Qu’est ce que je dois faire là, maintenant ?  Est-ce que je garde la main sur l’annulation des frais de relance et s’il y a un accord, je décide au cas par cas, de les annuler ou non ? Ou, est-ce que je n’annule plus de frais de relance et dans ce cas, je conserve les frais de relance sur votre compte. Dites moi donc ! Qu’est-ce que je fais ?

– Vous êtes impossible ! Vous annulez d’abord mes frais puis vous n’annulerez plus jamais.

– Non cela ne marche pas comme ça. Définissons maintenant une règle s’il vous plait.

– Vous devriez faire plaisir au copropriétaire.

Moi avec un franc éclat de rire …

– Heu non Monsieur X ! Mon travail n’est pas de faire plaisir au copropriétaire même si je passe beaucoup de temps en bas des immeubles à les attendre eux et les gars du bâtiment. lol. Mon travail est de gérer les parties communes et donc la collectivité des copropriétaires. Alors quelle règle choisissez vous ?

Il se déride, enfin, mais continue de protester pour la forme :

– Nous sommes en dictature.

– Non ! Vous êtes en Nafygarchie, un régime idéal puisque dans la Nafygarchie, tout est parfait parce que selon Nafy.

Et nous sommes partis dans un immense éclat de rire.

Ouf !

#mefautuntriplecafé

 

 

Quand le conseil syndical est infernal !

Le conseil syndical :

– Oui on comprend ce que vous dîtes ! On a bien conscience que pendant 7 ans la compagnie des eaux n’a pas relevé le deuxième compteur d’eau de l’immeuble.

Le syndic :

– blablablabla

Le conseil syndical :

– Oui on comprend bien que la régularisation de l’eau correspond à de l’eau consommée mais qui n’avait jamais été facturée. On comprend tout cela mais, malgré tout, nous nous sentons lésés et abusés. Nous attendons de vous que vous, le syndic, preniez à votre charge au moins 50% de la consommation d’eau qui vient de nous être régularisée par la compagnie des eaux.

Voilà voilà

#mefautuntriplecafé

 

Quand le conseil syndical aime bien son syndic !

Ce soir mon conseil syndical m’a expliqué que j’étais trop élégante pour faire des réunions …

Alors mon premier réflexe a été de leur demander si d’habitude je ne ressemblais à rien mais surtout cela m’a fait un grand plaisir.

Vendredi dernier j’ai eu un bouquet de roses d’un autre immeuble, roses qui sont toujours sur mon bureau.

Parfois, mes copropriétaires sont trop mignons.

 

Quand le conseil syndical est un amour !

Vis ma vie de syndic au bout de sa vie
J’avais rdv de chantier à 8H30. Problème de RER B et bien que je sois partie avec une demi heure d’avance, j’arrive avec 30 mn de retard. Bref.
L’architecte et le CS m’attendent sur le chantier. C’est le premier rdv de chantier. L’échafaudage n’est même pas monté. On commence à définir le planning des rdv hebdomadaire.
L’architecte :
– Et si je vous proposais tous les mardi à 8h ?
Tout le monde me regarde.
Moi :
– Ah non ! Je suis en période d’AG. Je rentre rarement avant 23h ou minuit à la maison. Le temps de diner et patati et patata, je dors vers 2h. Il n’est pas question que je me lève à 5h du matin pour partir à 6h afin d’être sûre d’être là à 8h. Ca me ferait moins de 3h de sommeil.
Le CS me regarde totalement abasourdi. Il ne s’était jamais imaginé que ma vie pouvait être comme ça …
L’architecte, un peu « têtu »sur les bords :
– Mais le lundi soir vous n’avez pas d’AG.
Le CS lui balance, avant même que je n’ai le temps de répliquer, assez vertement :
– Petit Syndic vient de vous dire pas avant 9h30. Si elle ne dort pas assez, elle va finir par craquer. Donc c’est 9h30.
Merci ! Merci ! Merci !

Quand le copropriétaire de Neuilly sermonne un autre !

Lors de ma réunion de ce matin à Neuilly sur Seine, le Président du Conseil Syndical me sermonne en regardant un autre membre du conseil syndical Monsieur Y :

– Donc Petit Syndic, c’est votre rôle de nous trouver des entreprises compétentes. J’espère bien que vous allez continuer.

Je reste impassible en me demandant ce qu’il me raconte. Il reprend :

– Cette entreprise X a été une catastrophe.

Un autre membre du conseil syndical poursuit, à mon intention, toujours en regardant Monsieur Y :

– Elle n’avait même pas de contrat d’ailleurs. Mais qui l’a appelé ?

Monsieur Y intervient :

– C’est moi qui l’ai appelée parce que c’était une entreprise conseillée par l’architecte au moment de la construction de l’immeuble, il y a 50 ans.

Le PCS :

– Oui. Nous avons un contrat pour le chauffage avec telle autre entreprise. Il ne faut plus appeler l’entreprise X.

Puis se tournant vers moi :

– Donc c’est votre rôle de nous conseiller sur les meilleures prestataires. Vous l’avez fait pour telle intervention, pour telle autre. Nous en sommes très satisfaits et nous espérons que vous allez continuer à le faire.

Voilà comment, dans mon immeuble de Neuilly sur Seine, mon Président du Conseil Syndical s’est servi du syndic pour sermoner un autre copropriétaire, Monsieur Y, et lui faire passer le message d’arrêter ses conneries, sans l’offenser.

#mefautuntriplecafé