Je sors d’un rdv d’expertise du côté de Pigalle. L’expert d’assurance n’étant pas venu, je propose à mon président du conseil syndical (PCS) de prendre des photos du parquet gondolé et d’essayer de régler les choses à distance.
Je venais à peine de finir de parler que mon PCS, qui est un rêve incarné homme, s’est rué sur son appareil photo.
Une seconde plus tard, il se roulait dans tous les sens, couché sur le parquet à mes pieds pour prendre des photos pendant que sa femme ahurie me servait le café.
Et moi, totalement hilare intérieurement, je regrettais de ne pas avoir des talons de 12 cm ce matin parce que je n’avais qu’une envie c’était de lui dire :
« Hummmmmmmm, tu as été un PCS très très vilain ! Lèche les bottes de ton syndic pour te faire pardonner ! »
Mais bon, je n’ai rien dit du tout, restant professionnelle jusqu’au bout.
J’ai juste montré les coins à photographier de manière à ce qu’il se contorsionne un peu plus pour voir …
Alalalala !!!
Voilà ! Le fantasme d’un homme qui se roule à mes pieds, c’est fait !
Au suivant.
Explosée de rire !
Auteur : Petit Syndic
Ca fait 25 ans que je travaille dans le monde de la copropriété.
J’adore mon métier et ce que j’apprécie le plus dedans c’est la relation avec mes clients.
En théorie être syndic c'est gérer des parties communes. En réalité c'est composer surtout avec l'humain.
Il faut aimer profondément l'autre pour être capable de faire ce métier si longtemps parce que ce métier est vraiment dur. Les gens, qui ne sont pas au conseil syndical, nous contactent principalement pour des problèmes. Ils ont un rapport compliqué avec nous parce qu'ils sont souvent au moment du contact dans une situation extrêmement stressante pour eux.
Gérer des parties communes, bien le faire, c'est contribuer à un cadre de vie agréable pour celui qui vit dans la copropriété. C'est une manière indirecte de le choyer.
J'ai aussi la charge d'âmes puisque je suis formatrice en immobilier depuis plus de 10 ans.
J'avais envie de partager des histoires du quotidien en les transformant sous la forme satirique.
Les anecdotes sont un peu mises en scène. Certains traits sont grossis pour rendre les histoires un peu plus drôles et rien n’est identifiable.
Je vous promets aussi qu'aucun personnage de la vie réelle n'a été malmené durant l’écriture d’une de ces histoires. ;-)
