Quand l’immeuble est presque neuf !

La copropriétaire : Il manque un sapin dans mon jardin. C’est à cause de ça que j’ai été cambriolée.
Mon assistante : Vous avez été cambriolée ? Que s’est-il passé ? Vous avez déposé plainte ?
La copropriétaire : Non ils sont passés simplement dans le jardin. Ils ne sont pas arrêtés.
Mon assistante : ………..
La copropriétaire : Bon vous faites une déclaration à l’assurance Dommage Ouvrage ?
Mon assistante : Mais pourquoi la Dommage Ouvrage ?
La copropriétaire : Parce que c’est lié à la construction. C’est la faute du promoteur si j’étais cambriolée. Quand il a construit l’immeuble, il n’a pas mis le sapin.
Mon assistante : Ahhhhhhhhhhhhhh
Voilà voilà ! L’immeuble a presque 10 ans ….
Je peux aller me recoucher ?


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Coronavirus : Quand le syndic fixe son planning d’AG

Depuis la semaine dernière, je rappelle mes Présidents de Conseils Syndicaux et recale mes nouvelles dates d’Assemblée Générale. Je tombe sur Madame K :
  • On est sauvés Madame DIOP ! On est sauvés ! Je suis si contente ! C’est chouette que vous m’appeliez. J’allais vous appeler pour vous le dire.
  • Ah ?
  • Oui ! Les chinois sont en Italie !!! Ils sont venus en renfort ! Moi j’aime beaucoup les chinois ! Vous les aimez aussi ?
  • Heu … oui bien sûr !
  • Ils sont merveilleux ! On est sauvés ! Puis il faut boire de l’eau argileuse à grain à jeun !
  • D’accord ! D’accord !
Bon … ça s’annonce folklo !

Quand le copropriétaire est moyenageux !

Le copropriétaire : je rêve de vous empaler.

Moi : heu. Ne rêvez pas trop fort quand même hein !

Il sourit.

30 secondes plus tard

Lui : j’en ai traîné au bout d’une corde des syndics.

Moi : Oui oui oui. Enfin vous ne me ferez pas peur.

Lui : non je vous mets juste au parfum. Vous êtes vierge (sur le portefeuille).

Moi : exactement je n’ai jamais été mariée. (en pensant o my god !!! Lol)

Ce qui l’a détendu et calme enfin. Ouf.

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Et s’il y avait le feu dans l’immeuble ?

– Rappelez vous qu’il n’est pas autorisé de déranger votre gardienne en dehors de ses heures de travail …
– Ben oui, c’est évident ! En dehors de ses heures de travail, nous ne la dérangeons que si c’est urgent.
– Non ! vous ne devez pas la déranger du tout ! Le fait qu’elle vive sur place ne la rend pas corvéable à merci ! Vous ne pouvez pas lui repprocher de sortir le soir ou de dormir en dehors de la loge …
– Ah bon ? Mais quand même … s’il y a le feu … on peut l’appeler ?
– Disons que s’il y a le feu, plutôt que d’avoir le réflexe d’appeler votre gardienne qui ne sera peut-être pas là et ne pourra rien éteindre avec son petit tuyau d’arrosage, je vous conseille vivement d’appeler les pompiers en priorité …
Je vois tous les yeux qui se lévent sur moi … interrogateurs et surpris …
Une voix dans le fond me demande
– Vous n’êtes pas sérieuse, n’est-ce pas ?!

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Quand le copropriétaire a un problème vraiment important !

Mail reçu hier matin, en pleine période de coronavirus :

« Bonjour, Depuis hier la chaine de télévision 26 LCI n’est plus accessible. Le message est : Aucun signal. Merci de faire le nécessaire. Cordialement. »

J’avais envie de répondre :

– c’est privatif et tant mieux que LCI ne marche pas parce que LCI ou BFM c’est un peu n’importe quoi.

mais je n’ai rien dit. J’ai essayé de me convaincre que cela pouvait être essentiel lorsque l’on est confiné chez soi.

Une de mes collègues a pris en charge la difficulté du copropriétaire et je l’en remercie.

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Quand le syndic est mieux que ce que le copropriétaire ne croit !

Voici une anecdote qui, une fois n’étant pas coutume, en dit un peu plus sur ma vie privée. La photo a d’ailleurs été prise au cours d’une de mes escapades.

Donc un jour, je vais chez un copropriétaire et découvre un magnifique bâton de pèlerin de Compostelle.

Je m’extasie en lui indiquant que la pièce est superbe et en lui demandant sur quelle partie du chemin il l’a trouvé parce que moi, pour l’instant, je n’en ai jamais vu d’aussi joli.

Petite parenthèse :

Le chemin je l’ai déjà fait, plusieurs fois, en plusieurs fois. Le Camino Del Norte est un de mes grands bonheurs et celui que j’ai le plus parcouru.

J’adore marcher en itinérance entre l’océan et la montagne, le nez partagé entre les odeurs d’eucalyptus et celles de l’eau salée. Je pars par période de 10 jours, enfile les kilomètres jusqu’à 40/45 par jour. Le premier jour ça va toujours. Le second est plus difficile. Le troisième c’est l’enfer sur terre avec les courbatures qui arrivent, la fatigue qui commence à être difficile à gérer. Je ne parle pas des quatrième et cinquième jour. Au sixième, le corps s’habitue. A partir du septième, ce n’est plus que du bonheur.

Etre si fatiguée que l’on arrive à ne plus pouvoir se concentrer sur autre chose que le fait de faire un pas de plus est un miracle qui vide totalement la tête. Le chemin, plus qu’une question de condition physique, est surtout une question de volonté, de capacité que l’on a de mobiliser tous ses efforts, son énergie, pour atteindre un but, LE but. On apprend qu’il faut garder le cap et se réjouir de chaque pas fait comme d’une victoire pour arriver à le renouveler. On se retrouve avec soi et on apprend que l’on peut aller au delà de soi, dépasser ses limites à un point que l’on aurait jamais cru, accomplir l’impossible. On apprend à se faire confiance et à croire en soi.

Le chemin rend serein et heureux, comme nettoyé de tout le négatif de l’année.

En général, je pars juste après la période des assemblées générales parce que c’est le moment où le besoin de me tuer physiquement et d’évacuer toute la pollution mentale est le plus fort. Les limites dépassées, le retour à l’essentiel, les rencontres que l’on fait, tout cela transforme énormément à chaque fois.

Il me regarde sans rien dire pendant un long moment.

Je commence à me sentir mal.

Je me dis que j’ai été indiscrète et je m’apprête à m’excuser d’avoir été intrusive. Je sens qu’il est en pleine réflexion alors, finalement, je referme la bouche que j’étais en train d’ouvrir et j’attends qu’il sorte de son état en jetant un oeil sur ses livres.

Puis je vois son visage qui se fend d’un large sourire et j’entends :

– « Mais vous êtes pleine de surprises. Vous n’avez pas l’air comme ça pourtant ! »

Heu … je le prends comment ça ?

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Hermite du jour …

« Alors oui, la taxe de balayage a beaucoup augmenté depuis l’an dernier. Pourquoi ? »

heu … voilà un copro qui est coupé du monde, qui ne sait pas que la période est difficile.

A priori, il ne doit même pas lire les journaux, regarder les informations, surfer sur le net hormis pour envoyer des mails à son syndic préféré.

Je suis sûre qu’il est coupé du monde, dans une grotte au fin fond de je ne sais où sans autre contact humain que le fil qui le relie au cabinet de son syndic.

Sérieusement, dans quel monde vit-on ? 😉

Bon OK … à priori c’est le notre, celui d’aujourd’hui où on se retrouve tous confinés et coupés des autres et son syndic est confiné comme les autres. 

Il cherche sans doute à s’occuper comme il peut.

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