Quand le copropriétaire est contre l’état policier !

Discussion au cours d’une assemblée générale entre un président de conseil syndical et une copropriétaire :

– Donc la réquisition permanente aux forces de police est …

– Je m’en fiche. Je vote contre ! Nous sommes déjà dans un état policier. Je refuse que les forces de police puissent pénétrer dans l’immeuble. Je suis pour la solidarité et que l’on puisse accueillir ceux qui en ont besoin.

– Mais si vous avez un squat, vous ne pourrez pas appeler la police pour leur demander d’intervenir sans cette autorisation.

– Je m’en fiche ! Je vote contre ! Puis de toute manière, qu’est-ce que cela peut vous faire ? Pourquoi on en parle ? Je suis seule à voter contre, minoritaire. Ca ne change rien pour l’acceptation de la décision.

La réunion se poursuit.

Quelques minutes plus tard, le président du conseil syndical explique le projet de sécurisation de la résidence. La copropriétaire intervient :

– Oui. Il faut renforcer la sécurité. C’est une priorité de le faire avant tous les autres travaux.

Le président du conseil syndical lui répond :

– Je vous préviens que je vais voter contre et que je demande à tous les copropriétaires de suivre mon avis.

La copropriétaire se disant que les travaux ne passeront pas :

– Mais il y a des vols, des intrusions dans les parties communes. Cela serait quand même mieux de renforcer la sécurité de l’immeuble.

Le président du conseil syndical :

– J’étais pour les travaux mais vous m’avez convaincu tout à l’heure. Nous sommes dans un état déjà assez policier. Je ne ferai rien pour renforcer le pouvoir des forces d’oppression. Je ne refuserai pas non plus l’entrée de l’immeuble aux pauvres sans abris, trafiquants et autres voyous qui n’auraient pas d’autres moyens de s’abriter.

Voilà voilà

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Quand le copropriétaire complimente le syndic !

Le Président du Conseil Syndical, après l’assemblée générale, une fois que mon gestionnaire était parti, pendant que je remballais mes affaires :
– On va bien s’entendre tous les deux. C’est bien que vous soyez venus. On apprécie aussi le nouveau gestionnaire.
Moi :
– Tant mieux.
Le PCS, déclamant, tragique d’un coup :
– Si votre ramage se rapporte à votre plumage, je serais le plus heureux des hommes.
Moi, septique :
– Pas sûre que ce soit un compliment ça…
Lui triomphant :
– Ah ben si ! Je n’ai pas parlé d’hirondelle.
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Quand le copropriétaire relance un architecte !

Quand un de mes copropriétaires relance l’architecte de l’immeuble et pense qu’il fait de l’humour :

« Ah mon Patrick chéri,
Quelle joie d’avoir de tes nouvelles.
Tu m’as manqué.
Presque deux mois pour avoir un rendez vous avec toi depuis mon SMS du 25 Janvier…(2017…).
C’est long !
Oui je serai là le Mardi 28 Mars,à 12h précises.
A bientôt mon gros lapin. »

Réponse de l’architecte :
« Monsieur,
J’ai un instant pensé qu’il s’agissait effectivement d’une réponse humouristique de votre part, mais j’ai également pensé que votre boîte mail avait été piratée par une messagerie rose…  »

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Quand le copropriétaire aime la bouffe rapide

Devant un ascenseur étroit tout en longueur, le copropriétaire qui m’invite à monter juste après son épouse :
– Mais si, montez ! On va se serrer. Vous ferez le jambon.
Sans commentaires.

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Quand le copropriétaire est flippant !

A 7h45 un matin, il y a plusieurs années, j’étais sur un immeuble du 13ème pour aider le plombier à entrer dans les logements.

En effet il pleuvait littéralement dans les parties communes mais les occupants de l’immeuble, principalement des locataires chinois, n’ouvraient pas la porte, même quand ils étaient là.

On avait prévenu le Président du Conseil Syndical la veille de notre venue en lui demandant son aide parce que certaines parties communes étaient simplement en train de s’effondrer.

Quand on était arrivé, on a trouvé les locataires au garde à vous devant leur porte ouverte.

Leur attitude n’avait rien à voir avec celle que l’on connaissait d’habitude. Il y avait aussi des personnes qui étaient à l’entrée de chaque couloir comme pour surveiller. Puis, sur chaque porte, on a vu collé un mot en mandarin …

Heu … mais qui était ce Président de Conseil Syndical ?

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Quand le copropriétaire a du bon sens !

Réponse faite par un copropriétaire au dos du courrier qui lui a été fait.

 

Quand le syndic est miteux !

Une dame de 80 ans, toute enrubannée, débarque au bureau un jour :

– Chère Madame, c’est inadmissible d’être relancée ! Notre précédent syndic ne m’aurait jamais relancée !

Elle regarde autour d’elle et elle rajoute, pleine de compassion pour les miséreux de syndic que nous sommes, d’un coup, :

– Bon c’est vrai que LUUIIIIII avait ses bureaux dans le 7ème. C’était quand même un autre quartier !

J’ai failli lui rappeler que l’immeuble dans lequel elle vivait était également dans ce quartier de miséreux qu’elle pointait du doigt et que les copropriétaires avaient,  peut-être, finalement le syndic qu’ils méritaient … . La copropriété est en effet à 3 mn à pied du cabinet. Bon. Je n’ai rien dit et je me demande encore quel miracle m’a rendue muette. J’ai simplement attendu la suite.

– Ce syndic était formidable ! Il nous disait de ne pas nous inquiéter et de payer nos charges quand nous voulions.

– D’accord mais comment étaient payées vos factures ? L’eau, l’électricité, la gardienne, l’assurance ?

– Peu importe ! Ce que je retiens c’est juste qu’il était formidable. On payait juste quand on voulait et on y pensait. Parfois certains sont restés un ou deux ans sans rien payer vous savez ! Ils étaient en voyage. Ils avaient oublié.

– Mais les factures de la copropriété, qui les payait ? Vous ne répondez pas à la question !

– Je n’en sais rien. Ce syndic devait les payer, peut-être, lui sur le cabinet et se rembourser ensuite.

Forcément ! C’est comme cette histoire de marmotte qui met le chocolat dans l’aluminium …

J’ai laissé passer une seconde et avant que je ne réponde, elle a rajouté, la main sur le coeur :

– Recevoir une lettre recommandée est un tel choc ! J’ai failli mourir quand j’ai vu l’avis de la poste. Je suis très en colère vous comprenez ! Je voulais acheter un pistolet et venir vous voir mais finalement, je ne l’ai pas fait. Par contre, dites bien au service recouvrement que je suis si en colère que j’ai envie de leur crever les yeux !

C’est certain que je comprenais bien la situation … non mais sérieux !

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