Quand le syndic et le plombier visitent l’immeuble !

C’était un matin, il y a deux ans.

Je devais faire la visite de l’intégralité des logements d’un immeuble avec plombier pour détecter les fuites qui mettent en péril la structure de l’immeuble.

Les locataires et propriétaires ont bien sûr été prévenus et j’étais à 8h et des poussières devant l’immeuble avec un plombier.

Dès la première ouverture de porte, on tombe sur une petite nana en micro short rose et débardeur en dentelle transparent avec des pantoufles lapin aux pieds qui nous ouvre et nous balance un truc du genre :

« Ohhhhh. Vous me prenez au réveil par surprise ».

Voilà voilà … Difficile de ne pas répondre : pompopidou ohhhhhhhh

#mefautuntriplecafé

 

Quand y a de l’esclavage en copropriété !

C’était une réunion étrange d’un petit immeuble de banlieue parisienne, il y a quelques années.

Je pensais que mes copropriétaires allaient se battre avant de comprendre que hurler était leur mode de communication habituel entre eux et que tout allait en réalité très bien.

Puis au détour des cris des uns et des autres, je comprends que le commerce du rez-de-chaussée loge son homme à tout faire Philippe dans les caves.

– Heu ?!!!!! Les caves ?

Un silence d’un coup se fait dans la réunion et, tous, ils se retournent tous vers moi en m’expliquant de manière à me rassurer que oui dans les caves mais, attention, dans des caves privatives.

En gros le message était clair : circule le syndic …. y a rien à voir.

Donc ce sont des caves privatives transformées en appartement. Tout va bien surtout que selon eux, cela lui fait un nid bien propre et douillet.

Bon … je découvrais les copropriétaires mais j’avais visité l’immeuble. Je connaissais l’état des caves, leur humidité, l’état des plafonds, … et la possibilité d’y vivre dans de bonnes conditions me laissait plus que dubitative.

Je les regardais totalement interloquée, cherchant à intégrer l’information et un moyen de la gérer pour leur répondre. Mais comme je gardais le silence, ils ont du penser que tout allait bien et ils ont repris leur discussion.

Moi je faisais le point.

Philippe est un homme français majeur et vacciné. Il est libre de ses mouvements aussi. Je me demandais si cela pouvait être considéré comme de l’esclavage et comment agir si c’était le cas. Je l’avais rencontré plusieurs fois. Les caves de l’immeuble n’étaient pas en super état. Je n’imaginais pas que l’on puisse se satisfaire d’un coin de cave humide, situé sous son lieu de travail pour être corvéable plus facilement, pour vivre. Mais est-ce que lui pouvait n’y trouver rien à redire ?

Bref. Je me posais tout un tas de question en finissant cette curieuse réunion.

Les copropriétaires enfin partis, la propriétaire du commerce débarque au cabinet et s’installe. Elle comprend bien que la réunion est finie et qu’elle arrive trop tard mais elle avait besoin que l’on parle d’elle et d’être remerciée pour tout ce qu’elle faisait pour l’immeuble.

Très franchement, ce n’est pas à 21h que j’avais envie d’avoir ce genre de discussion avec une copropriétaire. Cela faisait déjà 13h que je travaillais. J’étais fatiguée et j’avais juste envie de rentrer chez moi.

Je demande malgré tout des précisions sur son implication dans cette copropriété que j’étais en train de découvrir et d’appréhender.

Elle m’explique qu’elle a fait faire des travaux, gratuitement, par Philippe, son homme à tout faire et elle me les liste :

– elle a fait réagrandir les soupiraux. Très bien ! Sauf que c’est elle qui les avait bouchés à l’origine.

– elle a aussi repris un trou en façade. Parfait ! Sauf que ce trou a été créé parce qu’elle avait laissé pousser un arbre de ses caves à l’extérieur de l’immeuble en traversant le mur.

et ainsi de suite.

En gros, elle s’attribue le mérite d’avoir fait réaliser des travaux pour réparer les conséquences négatives des décisions qu’elle a prises. Elle ne répare rien elle-même de surcroît puisqu’elle fait tout faire par Philippe gratuitement, sans le rémunérer pour.

J’écoute sans réellement écouter en me demandant comment écourter au mieux l’échange et rentrer enfin chez moi.

Puis j’entends son ton monter et je prête une oreille plus attentive à ce qu’elle dit.

Je comprends qu’elle râle contre la copropriété et moi, parce que pour ces travaux « gratuits », elle a appris que les copropriétaires se sont malgré tout collectés pour donner une pièce à Philippe et, ça, cela ne lui plait pas du tout à ma commerçante.

C’est qu’il ne fallait rien donner à Philippe parce que, comme elle me l’explique, il n’a besoin de rien cet homme.

Forcément ! 

#mefautuntriplecafé

 

Quand le copropriétaire est un photographe !

Un photographe allemand, qui ne photographie que les tops models, explique en pleine réunion que « Les femmes, elles disent oui, elles disent non. Il ne faut pas les écouter. Il faut les forcer. »

Heu …………………….

#mefautuntriplecafé

Quand le copropriétaire est syndic !

– On vous a élu mais vous ne donnez pas satisfaction et blablablabla.(on est incompétent et j’en passe des belles et des pas mures. lol)
– Bon. Soyons francs. Vous étiez contre notre élection et dès le lendemain matin de l’AG à 9h vous appeliez au bureau pour nous engueuler parce que l’on n’était pas sur l’immeuble. Vous ne serez jamais content. Tous vos derniers appels l’indiquent.
– Vous êtes injoignables !
– Vous m’appelez cet après-midi sur mon portable alors que je suis en assemblée générale. Je sors de réunion. Je vous rappelle aussitôt et vous m’expliquez que je ne suis pas joignable ?
– Oui !
– Mais pourquoi ne pas appeler au bureau si vous voulez quelqu’un sur l’instant ? Ce n’est pas parce que vous appelez sur un portable que la personne est forcément joignable. Quoiqu’il en soit, l’essentiel est que je vous rappelle, non ?
– Non. J’avais un cabinet de syndic en Vendée et je sais comment ça fonctionne. Nous sommes une grosse copropriété alors je ne suis pas sûr que vous êtes outillés pour.
(mouais … on est juste le 4ème groupe français …)
– Vous n’avez pas besoin de me dire qui vous êtes Monsieur. Je le sais parfaitement. Pour information, je suis vendéenne aussi ! On connait bien votre cabinet dans la région.
– …………….
(silence … je sens son malaise … et oui !!! C’était un coup de bleuf mais il semble bien que l’on le connaisse son cabinet …)
– D’ailleurs puisque vous étiez syndic vous savez parfaitement que quand je suis en réunion je ne peux pas répondre aux clients qui appellent, non ?
Silence ………………………….
– Bon … on ne va pas s’énerver. Donc vous allez réceptionner les travaux jeudi ?
– Oui. Mon gestionnaire va réceptionner les travaux jeudi comme je vous l’ai dit.
– Parfait.
Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
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Quand le copropriétaire a une fuite !

– L’appartement au dessus du mien est vide. Comment je fais ? Il y a une fuite qui vient de chez lui et qui arrive chez moi. Vous avez les coordonnées du propriétaire du dessus ?

– Oui attendez. C’est une agence. Je vous donne ces coordonnées.

Le copropriétaire remercie, puis s’en va et revient une heure après :

– l’agence dit qu’elle ne gère plus le bien depuis 1 an.

– D’accord.

Puis de manière accusatrice, il rajoute :

– Mais comment se fait-il que vous n’ayez pas eu cette information-là ?

– Je suis désolée mais si le copropriétaire ne me la communique pas, je ne peux pas la deviner. Je ne suis pas voyante.

– Mais enfin ! blablablabla

Et là, il part dans un drôle de monologue selon lequel je ne fais pas mon travail en n’ayant pas pu anticiper ou deviner que ce Monsieur avait mis fin à son mandat de gestion, que lui il prévenait toujours le syndic de tout, qu’il avait ce réflexe-là de toujours donner les moyens de le joindre et ne comprenait pas que les autres ne l’aient pas, que le monde ne tourne pas rond et que rien ne va pour résumer.

Je vous épargne le détail de cette partie-là.

Je finis par prendre les coordonnées du monsieur parce que je ne gère pas l’immeuble en réalité. Je suis juste venue à son secours quand il est entré au cabinet puisque son gestionnaire n’était pas disponible.

Je compare le numéro de téléphone portable qu’il me donne avec celui qui se trouve enregistré dans la base et je m’aperçois qu’il ne s’agit pas du même.

Taquine je lui fais :

– Ah mais ce n’est pas le même numéro de portable que j’ai dans mes fichiers. Vous avez changé de numéro ?

Lui sans s’apercevoir du piège que je lui tendais :

– Oui il y a quelques semaines.

Moi souriante :

– Et, juste comme ça, pour savoir, vous avez prévenu le syndic quand ?

……………..

Voilà voilà

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Quand le fils du copropriétaire découvre sa vocation !

Première Assemblée Générale de juin une année.

Une des membres du conseil syndical était venue avec son 4 ans hyper turbulent.

La réunion se passe comme elle peut.

21h : le gosse, après avoir démonté le matériel, grimpé sur toutes les chaises, boudé, pleuré, fait le tour des bureaux, se met à hurler.
Il est vrai qu’à 21h, un enfant de 4 ans normalement, il n’est pas en réunion. Normalement, il a mangé, est lavé et en train de dormir. Bref.

Moi je le trouvais turbulent. La mère le trouvait sage comme une image au point que, toute fière, elle a déclaré à l’assemblée générale, la prenant à témoin :

  • Il est sage n’est-ce pas ? Je ne l’ai jamais vu aussi sage …

Puis, après quelques secondes de silence à admirer son rejeton, elle a poursuivie, pensive, comme si elle venait enfin de trouver une réponse à un problème existentiel à savoir quel serait le devenir de son enfant hyperactif :

  • Mais c’est ça la solution !

Se tournant vers le petit monstre, elle lui a annoncé toute heureuse :

  • Lucas, tu vas être syndic ! C’est TAAAAAAAA vocation.

Voilà Voilà

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Quand le copropriétaire est malade !

Mail qui est parvenu à un de mes collègues qui lit ce blog et j’espère ne m’en voudra pas de lui prendre l’anecdote :

– Je vous remercie de reprendre contact avec moi dans 25 jours le temps que ma grippe passe.

Bon … Voilà …

Oui …

#mefautuntriplecafé