Quand le copropriétaire est en retard !

Quand le client vient chercher son badge à 2 minutes après les heures de fermeture du bureau et qu’il m’annonce avec un grand sourire :
– Je suis désolé ! J’arrive avec la fumée des cierges.
#jadoremescopro

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Quand le copropriétaire est bavard !

Hier, après 30 mn de conversation à écouter mon client tourner en rond sur les mêmes anecdotes, je propose l’envoi dun document pour mettre fin à l’appel, stratégie qui a l’air de marcher.

Après un chaleureux merci pour cette idée lumineuse, j’entends :

– Bon je vous rappelle dans deux jours pour vous dire si j’ai bien recu le document.

Ah zut !!! Cette solution ne faisait que déporter la conversation à dans 2 jours.

Dépitée, je tente un :

– Si vous voulez mais si vous l’avez recu, ce n’est peut-etre pas utile de me rappeler.

– Sisisi. Puis tenez, je vous rappellerai aussi dans deux jours si je ne l’ai pas recu pour vous le dire également.

Voila voila … Lol. C’est mort. Dans 2 jours je vais me retrouver à écouter les mêmes anecdotes.

J’ai plus de 1000 clients. J’aime beaucoup mes clients mais si je passe 30 mn à discuter avec chacun d’entre eux qui appelle, je ne m’en sortirais jamais.

Il va falloir que je lui explique, sans le froisser, la prochaine fois que je ne peux pas passer autant de temps à papoter avec lui tous les 2 jours même si je l’apprécie beaucoup.

Je peux aussi penser à m’exiler dans une ile déserte.

#mefautuntriplecafé

Quand le copropriétaire est amoureux de son syndic !

A l’occasion de la Saint Valentin, je ressors cette anecdote d’une histoire d’amour entre une copropriété et son syndic. Comme dit la chanson, Les histoires d’amour finissent mal en général !

Bonne Saint Valentin à tous !

 

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J’étais sur un immeuble un jour pour faire une visite préalable à une proposition. Je fais le tour des parties communes. L’immeuble semble vraiment bien entretenu, les travaux faits. Bref.

Je demande au Président du Conseil Syndical pourquoi il voudrait changer de syndic et j’avoue que sa réponse m’a laissée sans voix. Sourire.

Il m’a répondu qu’il était content du syndic actuel, que ses honoraires sont très raisonnables en réalité, que les travaux sont faits. Il n’a donc rien du tout à lui reprocher.

Par contre il y a un copropriétaire dans l’immeuble qui, pour les mises en concurrence des contrats de l’immeuble, a donné le nom de toutes les entreprises qui étaient les moins chères. C’est ce copropriétaire qui lui a donné mon nom la semaine dernière donc il a décidé de changer parce que pour lui c’est de l’acquis que je serais non pas meilleure mais en tous cas moins chère …

Heu … donc il changerait son syndic, même s’il est en content et que ses honoraires selon lui sont très raisonnables, pour un syndic qu’il ne connait pas juste parce qu’il pourrait avoir des honoraires moins chers que raisonnables ? Mouais.

Devant mon air surprise, il a rajouté, comme pour me rassurer, qu’il n’y a pas de soucis. Il l’a déjà expliqué à son syndic d’ailleurs. Il lui a dit qu’il voulait changer parce qu’il n’a rien contre lui mais, voilà, que c’est comme une histoire d’amour, une relation avec son syndic. Quand c’est fini, c’est fini ! Il faut se quitter le plus gentiment possible.
Il ne sert à rien d’essayer de recoller les morceaux.

Heu …

Le rat du 16ème !

 

Je gère un immeuble dans le haut du 16ème, un quartier où les hommes circulent en voiture de luxe et les femmes en haute couture. Bref.
Hier j’apprends que la mère de mon Président du conseil syndical qui habite, à priori une petite maison, à 2 rues de l’immeuble, vient déposer chaque jour ses poubelles personnelles dans celles de ma copropriété pour éviter de payer quelqu’un pour les sortir.
Cela laisse songeur non ?! surtout que cela n’est pas une problème de maque d’argent.
Sans commentaires.

Quand les copropriétaires sont des clowns !

Un soir j’étais à Montreuil en réunion.
Je suis arrivée, me suis présentée et ai commencé à faire circuler la feuille de présence.
Les copropriétaires signaient les uns derrière les autres quand j’ai entendu d’un coup Madame G., 80 ans, commencer à tempêter.
J’entendais des « il n’est pas là ! c’est son travail d’être là ! et patati et patata ».
Bref ! Je continuais à faire signer les présents quand d’un coup on m’a interpellée : « Ah mais c’est vous le syndic ? »
– Heu ben oui je pense ! J’attendais simplement que vous finissiez de râler.
– Vous savez, j’attendez un homme !
– Et vous êtes déçue ?
Et là s’en est suivi un débat sur l’opportunité d’avoir un gestionnaire homme ou femme.
Bon ! Sans commentaires.
Mon tour de signature terminé, je me préparais à commencer la réunion quand Madame G., toujours 80 ans, a décidé de faire la leçon à ses voisins.
Donc son voisin d’à côté n’est pas assez là. Elle l’a enguirlandé parce que cela rend la situation difficile,  pour elle,  quand elle a besoin d’aide.
Heu … Très zen et très ironique, il lui a donc promis de modifier son agenda professionnel en fonction des besoins qu’elle lui indiquerait.
Puis cela a été le tour à celui du dessous. Elle lui a indiqué qu’elle le sonnerait en donnant des coups de canne sur le parquet afin qu’il accourt.
Il a proposé une méthode moderne … le téléphone plus efficace, selon lui, que le coup de canne.
Une fois ces détails réglés, on a pu démarrer.
Je reprenais l’immeuble derrière une jeune femme qui a eu l’heureuse idée de changer de métier et de faire un séjour long en Angleterre.
Les copropriétaires, qui me parlaient d’un dossier ancien, m’expliquaient que je n’avais qu’à prendre contact avec elle pour avoir les détails qui me manquaient si besoin.
– Heu non ! Elle a changé de métier et quitté la France. Ce n’est pas possible que je la dérange.
– Ah bon ? elle est en Pentagonie ?
– Non à Londres !
– Bon elle doit avoir internet alors ! La contacter ne doit pas être compliqué !
– Parce que vous pensez sincèrement qu’elle a vendu son cabinet, s’est installé à Londres pour oublier la France et la copropriété mais, qu’elle aurait emporté  avec elle le double des archives de plus de 10 ans de votre immeuble ?
Non mais franchement ! explosée de rire !
Ils me regardaient comme s’ils ne comprenaient pas ce que je leur disais.
Bref !
On arrive aux autorisations : autorisation à donner à un nouveau copropriétaire de déplacer son compteur gaz dans la cage d’escalier de service comme les autres.
Et là, ils se retournent vers le nouveau venu et lui expliquent que « non ! » ils refusent de lui donner l’autorisation » et lui souhaitent « bienvenue. » dans le même mouvement.
Je les regardais drôlement avant de voir qu’en fait, c’était une énorme joke !
Je vous passe les bêtises qui ont jalonné la réunion.
On arrivait enfin au bout quand Madame G., toujours 80 ans, s’est mise à annoncer qu’elle avait des questions à poser sur sa situation.
Je me suis retrouvée avec un appel de fonds sous le nez.
Pour résumer : elle possède les lots 10 et 15 qu’elle a réuni. Elle paye les charges additionnées de deux lots alors qu’elle trouverait juste de ne payer que les charges du lot 10 ou que celles du lot 15.
Heu … Pendant que je me débattais dans mes explications en me demandant ce que je venais faire dans cette galère, mon Président du Conseil Syndical, très taquin, lui a lancé tranquillement : « Madame G, vous savez qu’à partir d’un certain âge, c’est plus recommandé d’aller en maison de retraite ou en hospice que de rester en copropriété ! »
Heu … C’était énorme !
J’ai grondé mon PCS gentiment en évitant de me tordre de rire.
Il m’a fait un grand sourire avant de répondre : « c’est vrai non ?! ».
Ben oui … mais on ne le dit pas ce genre de chose hein !!!!
Madame G. silencieuse d’un coup, on a enfin pu attaquer les questions diverses et là, l’un d’entre eux a enfin pu parler de son projet : transformer la terrasse inaccessible du 8ème étage en potager !
Heu non ! Non plus !
En partant, le Conseil Syndical, se trouvant fort sympathique et drôle, m’a retenue un instant et a proposé d’envoyer des membres de l’immeuble en délégation pour égayer mes réunions plus mornes que la leur !
Ils sont barrés je vous dis ! 🙂

Quand la copropriétaire est artiste !

Vis ma vie de syndic au bout de sa vie !
Quand tu découvres que tu as une comédienne sur ton portefeuille qui se présente de la manière suivante dans les mails qu’elle t’envoie :
« Hello ! J’aime jouer, j’aime l’image, la lumière, ce que ça fait avec l’ombre, j’aime créer des bouts de vie, des personnages tout à moi, peuplant mon âme et ma chair, J’aime me glisser dans l’univers d’un autre, m’y oublier, j’aime partager, j’aime les musiques autour, j’aime la vie avant tout, les autres, et la vie est là la la la… »
#mefautuntriplecafé

Quand un de mes copropriétaires relance un architecte !

Quand un de mes copropriétaires relance l’architecte de l’immeuble et pense qu’il fait de l’humour :

« Ah mon Patrick chéri,
Quelle joie d’avoir de tes nouvelles.
Tu m’as manqué.
Presque deux mois pour avoir un rendez vous avec toi depuis mon SMS du 25 Janvier…(2017…).
C’est long !
Oui je serai là le Mardi 28 Mars,à 12h précises.
A bientôt mon gros lapin. »

Réponse de l’architecte :
« Monsieur,
J’ai un instant pensé qu’il s’agissait effectivement d’une réponse humouristique de votre part, mais j’ai également pensé que votre boîte mail avait été piratée par une messagerie rose…  »