Quand le syndic et le plombier visitent l’immeuble !

C’était un matin, il y a deux ans.

Je devais faire la visite de l’intégralité des logements d’un immeuble avec plombier pour détecter les fuites qui mettent en péril la structure de l’immeuble.

Les locataires et propriétaires ont bien sûr été prévenus et j’étais à 8h et des poussières devant l’immeuble avec un plombier.

Dès la première ouverture de porte, on tombe sur une petite nana en micro short rose et débardeur en dentelle transparent avec des pantoufles lapin aux pieds qui nous ouvre et nous balance un truc du genre :

« Ohhhhh. Vous me prenez au réveil par surprise ».

Voilà voilà … Difficile de ne pas répondre : pompopidou ohhhhhhhh

#mefautuntriplecafé

 

Quand les copropriétaires règlent leurs comptes entre eux !

C’était dans un immeuble que je gérais dans une banlieue parisienne sans difficulté.

A cause d’un problème de bruit insoluble rapidement du fait du manque d’isolation, un des occupants en a poursuivi un autre avec une hache dans les parties communes. Il parait que cela lui est venu d’un coup, comme ça.

Heureusement, le copropriétaire poursuivi était un grand balèze et une fois l’effet de surprise estompé, il s’est repris et a maîtrisé l’amateur de solutions radicales. Il n’y a pas eu de blessés et tout s’est bien terminé. Enfin …

Sauf que l’amateur d’arme blanche a porté plainte tout de même contre son voisin qui s’est retrouvé au commissariat a expliqué pourquoi il ne s’était pas laissé découper.

Puis nous nous sommes tous retrouvés devant le conciliateur de la Mairie a essayé de concilier l’inconciliable.

L’histoire ne s’arrête pas là.

Pour donner une leçon au bonhomme à la hache, un jour qu’il était descendu en cave et avait laissé sa clef sur la serrure extérieure, quelqu’un est passé derrière lui et a refermé la porte à clef.

Alors normalement la sortie des caves aurait du être libre mais dans ce petit immeuble que je venais de récupérer, tous les travaux de mise aux normes n’avaient pas encore été faits.

Pour sortir des caves, il fallait donc avoir la clef si la porte était verrouillée.

Imaginez mon copropriétaire, d’origine d’Europe de l’Est, pris au piège dans les caves et en train de hurler pour que l’on le délivre et tous les copropriétaires qui passent devant la porte sans rien faire et en rigolant.

Je découvre l’histoire en réunion de copropriétaires.

Stupéfaite je demande à mes copropriétaires pourquoi ou plutôt comment leur est venue une idée aussi absurde. Je leur rappelle quand même que l’on parle d’un homme qui en a poursuivi un autre avec une hache.

Justement qu’ils me font en hurlant de rire. Personne n’a osé lui ouvrir après … de peur de sa réaction … heu … m’enfin !

Le copropriétaire a fini par défoncer la porte pour sortir. Il aurait pu aussi appeler une bande de potes à lui et dévaster l’immeuble et les occupants. Il ne l’a pas fait.

Tout s’est bien terminé, heureusement.

Parfois les copropriétaires …

#mefautuntriplecafé

 

 

Quand l’autre devient un enfer en copropriété !

J’étais en conseil syndical d’un chouette petit immeuble.

J’aime beaucoup ces clients-là. Ils sont dynamiques et humainement adorables.

Une des préoccupations des résidents est l’usage des poubelles. Souvent les poubelles débordent et c’est insupportable pour ceux qui y vivent.

Le Président du Conseil Syndical nous donne une information précieuse. Il nous apprend qu’il a découvert qu’un résidant, au lieu d’ouvrir le couvercle et de mettre son sac dans la poubelle, le pose sur le couvercle de la première poubelle à sa portée. Souvent la poubelle en question est vide et tout le monde la croit pleine, ce qui fait que tous les autres sacs sont jetés dans la deuxième poubelle qui déborde vite et le local se trouve avec des sacs partout. Cela n’a l’air de rien mais cela désorganise toute la gestion des poubelles et crée un bordel monstre.

Un des membres du conseil syndical rebondit :

– C’est dommage que l’on ne sache pas qui est le responsable. Il faudrait ouvrir le sac et investiguer.

Mon président de conseil syndical :

– Bon … d’accord. Je vous dis tout. J’étais tellement en colère que je l’ai fait.

Un silence s’installe.

– Oui j’ai autopsié le contenu de la poubelle. Je n’y ai trouvé aucun indice hormis une couche de bébé.

Moi :

– Il suffit maintenant de savoir qui a un bébé dans l’immeuble.

Et là, j’ai eu un flash. J’ai pris conscience de ce qui se passait et me suis dit d’un coup que mon métier était sur réaliste.

La vie en copropriété n’est pas un mode de vie humaine. On s’entasse les uns et les autres que l’on ne choisit pas dans des lieux tous petits. L’autre nous pourrit la vie et, tout éduqué et brillant que l’on puisse être, on peut parfois tellement en avoir marre de l’autre que l’on peut, sans trop comprendre comment c’est possible, devenir irrationnel et se retrouver à fouiller des poubelles et examiner des couches usagées de bébé.

Et moi syndic, je peux me sentir si concernée par les problèmes de mes copropriétaires que j’en arrive à parler d’enquêter sur des couches.

L’enfer c’est les autres que disait Sartre, non ?

#mefautuntriplecafé

Quand le copropriétaire aime les animaux !

Quand je reçois un rapport du maçon parce qu’il pleut dans les caves et que je lis dedans

« Lors de notre visite dans les caves de l’immeuble, nous avons remarqué des excréments d’animaux volumineux et des gamelles de nourriture devant les caves 6 et 7. »

C’est sûr que nourrir les animaux des égouts, rats ou autres, c’est une bonne idée. Vous ne trouvez pas ?

Voilà voilà

Quand le copropriétaire surveille son voisin !

Lors d’une assemblée générale, les copropriétaires m’expliquent qu’au 1er il y a un appartement occupé de manière étrange : des hommes nus ou en slip qui dorment dans le même lit à 4 ou 5 et que ce ne sont jamais les mêmes.

Ils concluent par le fait qu’il doit s’agir d’un squat.

Pas facile de rester sérieuse alors que, d’un coup, je les ai imaginés en opération commando, réunis dans un logement avec des jumelles pour observer ce qui se passe et noter tout, pour me faire un rapport ensuite.

Puis comment leur est venue l’idée de regarder le lit du voisin au point de savoir pour le slip et les gens qui changent ?

Voyeurisme ou candaulisme ? 😉

C’est réellement un miracle que j’ai pu leur répondre au lieu d’étouffer de rire. Je leur ai simplement expliqué que je trouvais leur conclusion étonnante. Personnellement, devant ces mêmes éléments, ma première idée était de penser à une boîte à partouse.

J’aurais pu leur demander comment ils savaient pour la nudité et le lit… mais je n’ai pas osé pousser à cause de ma peur des réponses.

#mefautuntriplecafé

Quand il y a un magasin de sport dans la copropriété !

Mon copropriétaire : « Ah je vais vous le montrer ce local que je possède et je loue à une bande de jeunes pleins d’ambition. »

On arrive devant le local et je le regarde surprise.

Il y avait :

– un local sans aucune fenêtre sur l’extérieur et sans enseigne

– une porte blindée qui donne au tout l’allure d’un club échangiste ou d’un magasin de sextoys

– le long d’une route qui longe les quais sans possibilité de se garer et sans aucuns commerces autour.

Il m’explique :

– Ils ont voulu me l’acheter mais aucune banque n’a voulu leur prêter de l’argent.

On toque, un grand type, que je n’aurais pas aimé croiser, même s’il avait le sourire, dans la rue ou ailleurs, nous ouvre après avoir regardé dans l’oeil de boeuf qui on était et nous avoir inspectés visuellement. Il avait des tonnes de chaînes en or autour du cou façon Mister T. 

Derrière la porte on découvre :

– un local plein de chaussures de sport à des prix hallucinants

Je me tourne vers le propriétaire, une fois sortie du local, faussement naïve :

– Aucune banque ne leur prête de l’argent ? Mais c’est curieux non ? Regardez le prix des marchandises et comme ils ont l’air de bien marcher malgré l’emplacement et le local.

Mais que c’est curieux ! Vous ne trouvez pas vous aussi ? 

En tous cas ces locataires sont bien « plein d’ambition » ! C’est vrai et l’ambition cela marche : le local était plein de jeunes tous formatés sur le même modèle que je vous laisse deviner. Le bouche à oreille sans doute …

J’avais une fausse idée des banlieues du 93 :

Dans le 93, il y a aussi des ventes privées de luxe, comme ailleurs … y compris dans les HLM. La seule différence c’est que pour y assister, on va dans des endroits qui ressemblent à des coffre-forts et dans lesquels on n’entre que sur invitation et après avoir montré patte blanche (suis la reine du jeu de mot !!! lol).

Voilà voilà !

#mefautuntriplecafé

 

Quand quelques règles sont rappelées !

Le président du conseil syndical, en assemblée générale :

– Donc je tiens à vous rappeler aussi quelques règles évidentes :

1- Si on peut autoriser le jet de mégots dans les jardins, il est tout à fait interdit de jeter des bouteilles en verre par contre de vos fenêtres.

Moi :

– des mégots ? Ah mais non ! Il est hors de question de jeter des mégots dans les jardins ! Imaginez les incendies possibles !

Après un temps d’arrêt où je suis scrutée par les copropriétaires, le PCS reprend :

– C’est que vous avez raison Madame le syndic. En plus la pelouse est en plastique. Donc je rectifie. Le jet de mégots est interdit également.

On continue le rappel des règles. Je n’y trouve rien à redire puis j’entends :

– Si on peut autoriser les enfants à jouer dans les circulations du parking …

Moi :

– Quoi ? Ah mais HORS DE QUESTION ! Il n’est pas acceptable, à cause du danger que des enfants soient laissés libres de jouer dans les allées du parking. Aujourd’hui, les véhicules sont électriques, notamment les scooters, et ne s’entendent plus. Un accident est vite arrivé. Les parents de ces enfants sont dans l’assemblée ?

Certains copropriétaires lèvent la main en expliquant que ce n’était qu’un parking après tout et que le risque …

Moi très remontée :

– Le risque est trop grand. Nous allons vous l’interdire de manière officielle d’ailleurs pour éviter d’être responsables si l’un d’entre eux est renversé.

Le PCS :

– Il faut noter aussi que ces enfants se servent des boxes ouverts pour faire leurs pipis et s’amusent à dégrader les parties communes ou privatives.

Ce point n’a pas l’air non plus d’émouvoir les parents qui expliquent que ce ne sont que des enfants …

Des enfants soit ! Mais les leur quand même non ?! Ils en ont la garde à défaut d’avoir le souhait de s’en occuper.

J’ai failli rajouter qu’en plus on était à proximité d’une porte de Paris célèbre pour son trafic de drogue et sa prostitution, que beaucoup de choses se passent dans les parkings dans ces coins-là.

Je n’ai rien dit parce que je crois que cela n’aurait rien changé.

Préférer envoyer ses enfants jouer seuls dans un parking dans un de ces coins, plutôt que de s’en occuper, est d’une inconscience totale ou un moyen conscient sûr de s’en débarrasser sans se sentir coupable. Franchement !

Parfois les copropriétaires …

#mefautuntriplecafé