Quand le syndic est mieux que ce que le copropriétaire ne croit !

Voici une anecdote qui, une fois n’étant pas coutume, en dit un peu plus sur ma vie privée. La photo a d’ailleurs été prise au cours d’une de mes escapades.

Donc un jour, je vais chez un copropriétaire et découvre un magnifique bâton de pèlerin de Compostelle.

Je m’extasie en lui indiquant que la pièce est superbe et en lui demandant sur quelle partie du chemin il l’a trouvé parce que moi, pour l’instant, je n’en ai jamais vu d’aussi joli.

Petite parenthèse :

Le chemin je l’ai déjà fait, plusieurs fois, en plusieurs fois. Le Camino Del Norte est un de mes grands bonheurs et celui que j’ai le plus parcouru.

J’adore marcher en itinérance entre l’océan et la montagne, le nez partagé entre les odeurs d’eucalyptus et celles de l’eau salée. Je pars par période de 10 jours, enfile les kilomètres jusqu’à 40/45 par jour. Le premier jour ça va toujours. Le second est plus difficile. Le troisième c’est l’enfer sur terre avec les courbatures qui arrivent, la fatigue qui commence à être difficile à gérer. Je ne parle pas des quatrième et cinquième jour. Au sixième, le corps s’habitue. A partir du septième, ce n’est plus que du bonheur.

Etre si fatiguée que l’on arrive à ne plus pouvoir se concentrer sur autre chose que le fait de faire un pas de plus est un miracle qui vide totalement la tête. Le chemin, plus qu’une question de condition physique, est surtout une question de volonté, de capacité que l’on a de mobiliser tous ses efforts, son énergie, pour atteindre un but, LE but. On apprend qu’il faut garder le cap et se réjouir de chaque pas fait comme d’une victoire pour arriver à le renouveler. On se retrouve avec soi et on apprend que l’on peut aller au delà de soi, dépasser ses limites à un point que l’on aurait jamais cru, accomplir l’impossible. On apprend à se faire confiance et à croire en soi.

Le chemin rend serein et heureux, comme nettoyé de tout le négatif de l’année.

En général, je pars juste après la période des assemblées générales parce que c’est le moment où le besoin de me tuer physiquement et d’évacuer toute la pollution mentale est le plus fort. Les limites dépassées, le retour à l’essentiel, les rencontres que l’on fait, tout cela transforme énormément à chaque fois.

Il me regarde sans rien dire pendant un long moment.

Je commence à me sentir mal.

Je me dis que j’ai été indiscrète et je m’apprête à m’excuser d’avoir été intrusive. Je sens qu’il est en pleine réflexion alors, finalement, je referme la bouche que j’étais en train d’ouvrir et j’attends qu’il sorte de son état en jetant un oeil sur ses livres.

Puis je vois son visage qui se fend d’un large sourire et j’entends :

– « Mais vous êtes pleine de surprises. Vous n’avez pas l’air comme ça pourtant ! »

Heu … je le prends comment ça ?

#mefautuntriplecafé

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