Génération covid et habitat participatif !

On m’avait confié un cours d’architecture. Je découvrais ma nouvelle classe. L’anecdote se passe il y a quelques années en sortant du deuxième confinement.

On bossait. Enfin, je les faisais bosser puisque je tenais, et tiens toujours, à rendre les étudiants acteurs de leur formation.

On venait de sortir de l’histoire de l’habitat et des châteaux forts qu’ils avaient adorés surtout le truc des murailles qui protègent contre l’envahisseur.

On était maintenant au 21ème siècle en train d’aborder les nouvelles expériences d’habitat dont l’habitat participatif.

Je leur ai demandé en milieu de cours ce qu’ils pensaient du sujet :

Eux : Très franchement c’est dingue ces gens qui décident de partager leur intimité. C’est comme la copropriété. Ils ne décident de rien seuls et passent leur temps en réunion.

Moi : …. (morte de rire)

Eux : On n’avait même pas idée que cela pouvait exister. C’est bien de le savoir hein mais, franchement, ça reste dingue.

Moi : … (j’ai du mal à rester sérieuse)

Eux : Non. Nous notre ambition c’est la maison individuelle, loin des autres. Les voisins tout ça, c’est super mais, à distance, vous comprenez.

Bon.

Et là, d’un coup, j’ai remarqué un truc auquel je n’avais pas encore fait attention.

Mes 18 ans s’étaient répartis tous seuls, chacun sur un bureau de deux, en laissant un bureau d’écart entre eux, de manière à avoir chacun un espace bien à eux autour d’eux.

Impossible de ne pas sourire puis de ne pas rester songeuse et un peu triste en même temps.

J’ai donc dérivé sur l’histoire du rêve de la maison individuelle et les problèmes d’artificialisation des terres puis sur la problématique de la sous occupation des logements en France.

#generationcovid #mefautuntriplecafé

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