Le copropriétaire : Lorsque je suis revenu de vacances, j’ai perdu mon portable et donc toutes mes alertes. Je n’ai donc pas eu l’alerte qui me rappelait de payer mes charges. J’ai aussi perdu pleins de contacts clients et il y a plein de chiffres d’affaire que je n’ai pas pu faire et patati patata
Moi au bout de 5 mn : bon. En gros vous voulez un échéancier comme la dernière fois ?
Le copropriétaire soulagé : oui. Vous avez vu que j’ai tenu ma promesse, tout payé dans les temps, …
Moi le coupant rapidement : vous pouvez toujours payer vos charges en plusieurs fois. Il n’y a pas de soucis.
Le copropriétaire : merci beaucoup surtout que vous n’y êtes pour rien. C’est de ma faute entièrement, enfin, celle du portable, vous comprenez ?!
Mais bien sûr ! Juste après les vacances en plus … Encore un cas de vache violette qui met le chocolat dans le papier d’alu.
#mefautuntriplecafé
Auteur : Petit Syndic
Ca fait 25 ans que je travaille dans le monde de la copropriété.
J’adore mon métier et ce que j’apprécie le plus dedans c’est la relation avec mes clients.
En théorie être syndic c'est gérer des parties communes. En réalité c'est composer surtout avec l'humain.
Il faut aimer profondément l'autre pour être capable de faire ce métier si longtemps parce que ce métier est vraiment dur. Les gens, qui ne sont pas au conseil syndical, nous contactent principalement pour des problèmes. Ils ont un rapport compliqué avec nous parce qu'ils sont souvent au moment du contact dans une situation extrêmement stressante pour eux.
Gérer des parties communes, bien le faire, c'est contribuer à un cadre de vie agréable pour celui qui vit dans la copropriété. C'est une manière indirecte de le choyer.
J'ai aussi la charge d'âmes puisque je suis formatrice en immobilier depuis plus de 10 ans.
J'avais envie de partager des histoires du quotidien en les transformant sous la forme satirique.
Les anecdotes sont un peu mises en scène. Certains traits sont grossis pour rendre les histoires un peu plus drôles et rien n’est identifiable.
Je vous promets aussi qu'aucun personnage de la vie réelle n'a été malmené durant l’écriture d’une de ces histoires. ;-)
