Mail reçu entre le lundi : « L’eau coule depuis samedi dans la cage d’escalier. 2 étages sont inondés. J’ai appelé les pompiers, la police plusieurs fois mais personne ne veut se déplacer. Il faut absolument entrer dans l’appartement de Monsieur X qui n’est pas là. Je vous demande de faire le nécessaire pour rentrer avec un serrurier chez Monsieur M pour arrêter le sinistre. »
Bon … donc … elle a harcelé tout le WE la police et… les pompiers qui n’ont pas voulu se déplacer, bien que l’eau coule à flot dans l’immeuble ?
Mais elle est persuadée que moi, je vais d’un claquement des doigts résoudre le soucis et faire venir tout le bazar à l’immeuble ?
Et si forcer la porte d’un appartement n’était pas délictuel, je me demande bien pourquoi elle ne l’a pas fait dès samedi et a attendu lundi pour demander à son syndic d’en prendre la responsabilité hein !
Puis pourquoi faire simple quand on peut tout détruire et envoyer son syndic en prison par la même occasion ? Franchement !
J’ai juste demandé à un plombier de poser un robinet d’arrêt sur la partie de l’alimentation de l’appartement qui se trouvait dans le couloir afin de pouvoir couper l’eau de l’appartement de l’extérieur.
En 30 mn le soucis était réglé.
Ah les copropriétaires ! Des assistés !
Auteur : Petit Syndic
Ca fait 25 ans que je travaille dans le monde de la copropriété.
J’adore mon métier et ce que j’apprécie le plus dedans c’est la relation avec mes clients.
En théorie être syndic c'est gérer des parties communes. En réalité c'est composer surtout avec l'humain.
Il faut aimer profondément l'autre pour être capable de faire ce métier si longtemps parce que ce métier est vraiment dur. Les gens, qui ne sont pas au conseil syndical, nous contactent principalement pour des problèmes. Ils ont un rapport compliqué avec nous parce qu'ils sont souvent au moment du contact dans une situation extrêmement stressante pour eux.
Gérer des parties communes, bien le faire, c'est contribuer à un cadre de vie agréable pour celui qui vit dans la copropriété. C'est une manière indirecte de le choyer.
J'ai aussi la charge d'âmes puisque je suis formatrice en immobilier depuis plus de 10 ans.
J'avais envie de partager des histoires du quotidien en les transformant sous la forme satirique.
Les anecdotes sont un peu mises en scène. Certains traits sont grossis pour rendre les histoires un peu plus drôles et rien n’est identifiable.
Je vous promets aussi qu'aucun personnage de la vie réelle n'a été malmené durant l’écriture d’une de ces histoires. ;-)
