Quand rien ne va, rien ne va !

Problème de RER, je préviens mon prospect qui est un de mes anciens clients.

Il me répond qu’il n’est pas inquiet. Il avait anticipé car il sait que j’ai la chance de vivre sur le RER B qui a souvent des avaries.

Après le RER qui foire, je rate le bus. La Ratp et moi ne sommes pas amis aujourd’hui.
Toujours est il que je ne me laisse pas à abattre et décide d’optimiser la situation. J’ai maintenant 10mn pour attraper de quoi petit déjeuner. Je cours chez le boulanger.
Il me demande si je veux une viennoise, je réponds que si j’en voulais une, j’irais en Autriche. Ça le fait rire. Je me dis qu’il est gentil de rire à mes bêtises.

Je ressors avec un café bio, fraîchement moulu et un de ces cookies au chocolat blanc et noix de pécan dont je raffole… pour voir le bus à l’arrêt avec 5mn d’avance…

Je cours pour l’attraper en oubliant que j’ai un café chaud à la main et un cookie dans mon sac. Je me renverse le café bouillant sur la main et les cuisses.

Rien n’arrête ma course folle et je continue avec le cookie toujours dans mon sac… Jusqu’à ce qu’il décide lui aussi de se faire la malle et se retrouve hors de l’emballage et par terre.

Pfiouuuu

Je continue toujours. J’arrive à l’arrêt de bus qui démarre au moment où j’appuie sur le bouton d’ouverture de la porte.

Je suis si ridicule et empotée, le bras tendu vers un bouton fantôme, embaumant le café juste moulu et bio, que j’éclate de rire.

Y a des jours où rien de va et ce lundi s’annonce assez de ces jours-là.

C’est à ce moment que le bip de mon portable retentit et que je découvre un message de mon client qui me dit de prendre mon temps et qu’en attendant, il va me préparer du café et des madeleines. Bon. Voilà qui illumine une journée qui s’annonce bien morne.

J’arrive à l’immeuble. Je le regarde. Je regarde l’interphone, pas de nom de client. Je me demande ce qui se passe. Je regarde le nom de la rue, le numéro, vérifie l’adresse envoyée par mon client … tout est ok. Je l’appelle. Il me dit qu’il est en bas mais ne me voit pas. Très curieux. On raccroche.
Il me rappelle et me demande si je suis rue ou boulevard X. Bingo. Je suis dans la rue alors que l’immeuble est sur le boulevard. Il éclate de rire. Moi je rigole moyen surtout que c’est lui qui m’a donné l’adresse du rendez-vous.

J’attrape un scooter en libre service, je file à l’immeuble en 10 mn. J’arrive devant le bâtiment. Mon client attend devant avec la gardienne. On en fait le tour et là il me déclare :
– Bon maintenant, juste entre nous, vous pouvez me le dire ! Vous ne trouvez pas que notre immeuble est mieux que celui de la rue X ?

– ……

– Non parce que je voulais avoir votre avis. Ma belle mère compte y acheter un bien.

#mefautuntriplecafé

Publicités

Quand l’expert judiciaire évalue la qualité de l’eau !

Hier matin, nous étions en train de faire une proposition pour un nouvel immeuble.

La présidente du conseil syndical nous explique les différentes procédures en cours et nous tend l’un des rapports d’expertise et là nous découvrons que dans cette copropriété, selon l’expert judiciaire, l’eau serait sèche.

Bon … c’est vrai que parfois l’eau ça mouille et que le feu ça brûle … mais là, l’histoire de l’eau sèche, je ne l’avais jamais entendue ou lue nulle part ailleurs !

Peut-être une particularité propre à cet immeuble du 14ème ?!

Voilà voilà !

#mefautuntriplecafé

Quand le pigeon entretien les parties communes !

Il y a quelques jours, nous présentions notre cabinet à un conseil syndical. Lors de la visite de la copropriété, nous atterrissons sur la toiture terrasse et le président nous explique :

– L’étanchéiété a été refaite il y a quelques années.

– Vous avez pensé à souscrire un contrat d’entretien après les travaux ?

– Non ! Nous n’en avons absolument pas besoin. Nous avons des pigeons …

– Des pigeons ?!?!

– Oui !!! Nous avons des pigeons qui viennent arracher les touffes d’herbe de la toiture et qui s’en servent ensuite pour faire leurs nids dans l’arbre qu’il y a sur ma terrasse.

Puis, en montrant du doigt, une terrasse en contrebas, il nous indique de l’air triomphant d’un enfant ramenant un premier prix :

– Vous voyez là ?

Ben en fait …

#mefautuntriplecafé

Quand le syndic ne rentre pas dans les cases !

Nous étions au bureau en train de recevoir un client potentiel qui avait sollicité nos services pour gérer sa copropriété :

– Bonjour Monsieur. Je suis Petit syndic et ravie de vous recevoir.

Mon collègue :

– Egalement, blablabla.

Moi :

– Et si vous commenciez à nous parler de votre copropriété ?

Le client potentiel :

– Je suis ravi que vous ayez accepté un rendez-vous si vite. On va peut-être attendre le directeur non ?

Moi :

– C’est moi. Nous pouvons y aller.

Lui, tout perdu :

– Ah bon ? Bon …

C’est que l’on brouille les pistes aussi. Les « à priori » n’ont pas la vie facile avec nous … je suis directeur mais femme, avec un nom africain mais blanche. Pauvres clients !

Fichu syndic qui refuse de rentrer dans les bonnes cases et fait tout pour déstabiliser !

#mefautuntriplecafé

Quand le copropriétaire est amoureux de son syndic !

A l’occasion de la Saint Valentin, je ressors cette anecdote d’une histoire d’amour entre une copropriété et son syndic. Comme dit la chanson, Les histoires d’amour finissent mal en général !

Bonne Saint Valentin à tous !

 

—————-

 

J’étais sur un immeuble un jour pour faire une visite préalable à une proposition. Je fais le tour des parties communes. L’immeuble semble vraiment bien entretenu, les travaux faits. Bref.

Je demande au Président du Conseil Syndical pourquoi il voudrait changer de syndic et j’avoue que sa réponse m’a laissée sans voix. Sourire.

Il m’a répondu qu’il était content du syndic actuel, que ses honoraires sont très raisonnables en réalité, que les travaux sont faits. Il n’a donc rien du tout à lui reprocher.

Par contre il y a un copropriétaire dans l’immeuble qui, pour les mises en concurrence des contrats de l’immeuble, a donné le nom de toutes les entreprises qui étaient les moins chères. C’est ce copropriétaire qui lui a donné mon nom la semaine dernière donc il a décidé de changer parce que pour lui c’est de l’acquis que je serais non pas meilleure mais en tous cas moins chère …

Heu … donc il changerait son syndic, même s’il est en content et que ses honoraires selon lui sont très raisonnables, pour un syndic qu’il ne connait pas juste parce qu’il pourrait avoir des honoraires moins chers que raisonnables ? Mouais.

Devant mon air surprise, il a rajouté, comme pour me rassurer, qu’il n’y a pas de soucis. Il l’a déjà expliqué à son syndic d’ailleurs. Il lui a dit qu’il voulait changer parce qu’il n’a rien contre lui mais, voilà, que c’est comme une histoire d’amour, une relation avec son syndic. Quand c’est fini, c’est fini ! Il faut se quitter le plus gentiment possible.
Il ne sert à rien d’essayer de recoller les morceaux.

Heu …

Quand le démarchage frise le sur réalisme !

Je suis appelée.  J’entends à peine la voix.
Ca parle tout doucement au téléphone et je crois comprendre qu’il cherche un syndic.
Il parle si doucement et moi je ne comprends tellement rien que je ne pose pas plus de question.
OKI je prends rdv pour 2 heures après et je m’y prépare doucement.
Je vérifie ma coiffure, me glisse une goutte de parfum dans le décolleté et m’y rends toute guillerette.
J’aime bien le quartier où je dois aller, chouette population bobo, immeubles sympa et tout.
Je sens drôlement bien le truc.
C’est dans la poche !
Bon, j’arrive devant l’immeuble et la première impression confirme mon idée.
C’est chouette !
Je sonne et un vieux Monsieur ouvre la porte.
Alors, oui, effectivement, il a des problèmes d’élocution, sans doute un AVC qui l’a paralysé et dont il se remet à peine.
Je le suis dans les parties communes et on monte jusque dans son appartement, un beau duplex sous les toits.
C’est tout plein de tableaux, d’instruments de musique, de livres.
J’adore cet appartement et je regrette que le Monsieur ne parle pas et de ne pas pouvoir savoir qui il est, quelle vie il a vécu pour avoir un appartement comme çà.
Il m’amène directement au dernier étage de son logement, dans sa chambre.
Heu …
Mais bon, comme il me montre un fauteuil, je refoule mes pensées inquiètes et je m’assois.
On papote un peu … enfin, j’essaie de comprendre ce qu’il dit.
Donc il est syndic bénévole et détient plus de 50% de l’immeuble.
OKI bon ça c’est cool et ça va !
Il me montre la terrasse et lève son doigt vers le toit.
OKI je vais faire un tour dehors et admirer le paysage et glisser un oeil ou deux en toiture.
Puis je reviens m’asseoir sous ses yeux amusés et je commence à parler.
J’entends qu’il veut faire poser des panneaux solaires.
OKI non problème.
Je n’ai jamais fait ça mais pourquoi pas ?
Et je lui parle de mon cabinet et des honoraires que je pratique.
Et là, il me demande comment je pose les panneaux.
Heu … grand blanc …
En fait, le gentil Monsieur m’avait contactée pour poser des panneaux solaires sur le toit mais absolument pas pour que je lui fasse une proposition de syndic.
Ptdr !

Là où le professionnel regrette de ne pas être bénévole !

Appel d’un copropriétaire pour une proposition.

Il me demande combien je prendrais pour gérer 5 lots. Je réponds autour de 1500 euros (il n’y a pas de parties communes hormis le jardin).

Un grand silence me répond et ne sachant pas comment l’interpréter j’attends qu’il se décide à parler, ce qu’il finit par faire.

Il m’a en effet expliqué que le syndic bénévole en place a fait voter hier à main levée dans la cour, 50 euros d’honoraires par mois et par copropriétaires.

Mouais … syndic bénévole plus lucratif que syndic professionnel ?!