Quand personne ne vient à l’AG !

Ca y est ! J’ai eu mon premier lapin d’assemblée générale de l’année !
C’était une réunion avec un seul point à l’ordre du jour : l’approbation des comptes et donc à l’article 24.
Ils m’avaient dit lors de l’assemblée ordinaire : on n’a pas vu les comptes, on ne peut pas les approuver et patati, patata. Ce ne serait pas légal de le faire. Il nous faut une réunion pour ce point !
Je leur ai répondu que je comprenais et que cela n’était pas grave et que j’étais d’accord. Nous allions refaire une assemblée générale juste pour les approuver en juillet, ce qui leur permettrait de les vérifier entre temps.
Ils sont venus les voir. Il n’y avait aucun soucis.
Le soir de la réunion arrive, j’installe ma salle mais personne ne se pointe.
Je vérifie la convocation. Tout va bien. Le jour est bon, le lieu et l’heure aussi.
Par contre, je m’aperçois que j’ai une pile impressionnante de pouvoirs. Je les compte. J’en ai 29 et je découvre qu’ils sont … 29. Bon.
Je me rappelle qu’en réunion je leur avais dit quand on s’est mis d’accord sur la date de l’assemblée extraordinaire que de toute manière, un seul copropriétaire me suffisait parce que l’on était à la majorité des voix exprimées. Je comprends que c’était l’erreur fatale à ne jamais refaire et que chacun s’est dit que le 1 serait un autre copropriétaire que lui.
J’appelle mon Président du conseil syndical à qui j’explique la situation et là je l’entends fondre en larmes au téléphone :
  • Ils comptent tous sur moi tout le temps ! J’en ai marre !

Non mais sérieux !

#mefautuntriplecafé

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Quand le copropriétaire fixe une date de réunion !

Après 4 changements de date de réunion, on convient avec le Président du Conseil Syndical enfin de tenir l’assemblée générale le vendredi X.

Je lui explique à quel point je suis soulagée parce que j’ai cru que l’on y arriverai pas. Il convient avec moi que, parfois, des choses simples prennent une énergie incroyable !

Mon client n’est disponible que le vendredi et cela limite drôlement l’agenda.

On raccroche !

5 minutes plus tard, le téléphone sonne à nouveau. Je décroche et j’entends mon copropriétaire au bout du fil …

Tout confus, il m’explique que finalement le X n’est pas une bonne date parce que le lendemain du vendredi X, il y a le week-end qui commence et qu’il le réalise juste.

Heu … en fait, comment lui expliquer, sans le heurter, qu’après un vendredi X ou un autre, il y a toujours un week-end qui commence … ?

#mefautuntriplecafé

Quand le copropriétaire charrie son syndic !

Quand en réunion, j’explique la manière dont je fonctionne à des clients et que je leur dis  :

– Appelez moi, j’arrive.

et qu’ils me rétorquent :

– d’accord, à partir de maintenant, nous vous appellerons Jarrive.

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Quand le syndic est trop méchant !

Hier soir, deux assemblées générales se tenaient au cabinet en même temps : la mienne et celle d’un de mes gestionnaires.

Elles se tenaient dans deux salles séparées. Cela semble évident mais cette précision a son sens dans la suite de l’anecdote.

Alors que je présentais les comptes, une copropriétaire de l’autre réunion, très très 16ème, débarque dans ma salle, nous interrompt sans gêne la clope et le briquet à la main pour demander l’autorisation de fumer à une des fenêtres de ma salle d’assemblée générale.

Alors déjà fumer dans des bureaux est interdit. Puis là, en plus, ca donnait l’impression que mon assemblée générale était un spectacle dont elle souhaitait profiter pour se divertir le temps de sa pause cigarette.

Je lui ai expliqué que ce n’était pas possible et qu’elle devait sortir du cabinet pour fumer.

Décontenancée par ma réponse, elle est restée un moment interdite. Nous la regardions, mes copropriétaires et moi, stupéfaits. Puis, se reprenant d’un coup, elle m’a expliqué que j’étais « trop méchante » avant de tourner les talons.

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Quand le copropriétaire règle lui-même ses problèmes de voisinage !

En assemblée générale d’un petit immeuble que je viens de reprendre vers le panthéon, j’entends mon président de conseil syndical expliquer aux autres :

– Bon. Le gars, il ne voulait pas comprendre. J’ai fait simple. Je l’ai pris par le col, traîné dans les escaliers et le hall et lui ai éclaté la tête contre la porte vitrée. Au moins c’était fini.

Une autre copropriétaire, choquée de l’attitude du gars mais à priori trouvant l’attitude du président de conseil syndical parfaitement normale et adaptée :

– Je ne comprends pas ce qui lui a pris à ce jeune ! Il avait l’air si gentil pourtant !

Un autre copropriétaire s’excusant pour le gars et ne semblant pas choqué non plus par les actes de mon président du conseil syndical :

– Je suis désolé pour mon locataire. Son attitude était inqualifiable.

Je me demandais quel crime abominable le gars avait commis. J’imaginais le pire mais j’ai quand même tenté un :

– Mais qu’est ce qui s’est passé ?

Mon Président du Conseil Syndical :

– Je devais me lever à 4h du matin et, lui (façon ce vaurien), il faisait encore du bruit après 22h. Je suis donc allé frappé à sa porte.

Pas facile de rester toujours impassible. J’ai du avoir l’air, malgré moi, choquée.

Le propriétaire du logement où se trouvait le criminel, toujours désolé, se méprenant sans doute sur mon expression, et plein de désir de me rassurer sur le fait que l’incident était terminé et qu’il n’y avait plus un tel criminel dans l’immeuble :

– Il a déménagé immédiatement après !

Heu … m’étonne !

Mais me voilà rassurée !!! C’est que j’aurais pu croiser ce voyou lors d’une visite des parties communes aussi !!! Quand on est capable de faire du bruit après 22h, on est capable de toutes les vilenies ! C’est bien connu ! Non mais sérieux !

Comme quoi l’idée de violence ou de crime est à géométrie variable dans mon petit immeuble du 5ème. Ca pose question, non ?

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Quand le syndic ne lambine pas !

Lors d’une réunion, la copropriétaire perdue dans ses papiers :

– Vous carburez, vooooous ! On a jamais été si vite.

Moi, confuse :

– Ah vraiment ?! Je suis désolée … vous voulez que je ralentisse ?

– Non ! C’est bien ! Je veux juste comprendre à quelle résolution on est.

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Quand la réunion se tient sous le regard de Dieu !

Convoquer une assemblée générale pour un immeuble de 150 lots : check

Me retrouver avec les copropriétaires le soir-dit, sur le trottoir, devant une salle paroissiale réservée mais que l’église avait oublié d’ouvrir pour la réunion : check

Me retrouver obligée d’interrompre la messe au moment de la distribution des osties pour faire ouvrir la salle : check

Me faire courser et vilipender, à travers l’église, par un fidèle qui tenait à m’expliquer la vie et le caractère sacré du rituel de la distribution du corps du Christ : check

Avoir la salle enfin ouverte après des problèmes de clefs et autres : check

Voir débarquer le prêtre en soutane en pleine assemblée générale pour m’engueuler : check

#mefautuntriplecafé