Quand le syndic maudit son prédécesseur !

– Bon je crois que l’on est calé pour l’ordre du jour. Le rétroplanning est bon. Les points aussi. Il ne manque que le power point pour les comptes qu’il ne faut pas oublier de nous envoyer.

– Un power point ?

– Oui la gestionnaire avant vous nous l’envoyait quelques jours avant comme ça on pouvait rajouter nos slides.

– ….

– Comment vous allez expliquer les comptes si vous ne faites pas de powerpoint avec des graphiques ?

– Ben c’est une bonne question. J’étais en train de me demander comment je faisais depuis 25 ans sans ça ou y avoir pensé.

Ils rigolent. Je respire à nouveau en disant qu’ils me font une blague et, bien sûr, je rebondis pour participer à la bonne humeur générale :

– Et vous avez un micro bien sûr ! Pour le syndic …. forcément !

– Oui. Nous vous en avons acheté un tout neuf.

J’allais demander s’ils avaient aussi pensé à des boules à facette quand l’un d’entre eux a ouvert un placard pour sortir un engin encore emballé.

Heu …

#mefautuntriplecafé

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Quand le syndic prend en charge des pénalités !

On démissionne parce que la Présidente du Conseil Syndical nous inonde littéralement :

1500 mails écrits dans les caractères les plus petits qu’elle a pu trouver en moins de 8 mois de gestion.

moins de 6000 euros TTC d’honoraires.

Nous sommes les 3èmes syndics à démissionner en réalité … au rythme d’un nouveau chaque an presque.

La Présidente du Conseil Syndical :

– donc je ne comprends pas pourquoi les pénalités de retard ont disparu des comptes

Moi :

– parce que l’on les a pris en charge

La Présidente du Conseil Syndical :

– mais vous auriez du vous l’indiquer

Moi :

– Donc en gros vous nous reprochez d’avoir pris à notre charge les pénalités de retard. Ecoutez, si ce n’est que cela qui vous pose soucis, je vous les restitue immédiatement et il n’y a plus de débat.

#mefautuntripledébat

Quand personne ne vient à l’AG !

Ca y est ! J’ai eu mon premier lapin d’assemblée générale de l’année !
C’était une réunion avec un seul point à l’ordre du jour : l’approbation des comptes et donc à l’article 24.
Ils m’avaient dit lors de l’assemblée ordinaire : on n’a pas vu les comptes, on ne peut pas les approuver et patati, patata. Ce ne serait pas légal de le faire. Il nous faut une réunion pour ce point !
Je leur ai répondu que je comprenais et que cela n’était pas grave et que j’étais d’accord. Nous allions refaire une assemblée générale juste pour les approuver en juillet, ce qui leur permettrait de les vérifier entre temps.
Ils sont venus les voir. Il n’y avait aucun soucis.
Le soir de la réunion arrive, j’installe ma salle mais personne ne se pointe.
Je vérifie la convocation. Tout va bien. Le jour est bon, le lieu et l’heure aussi.
Par contre, je m’aperçois que j’ai une pile impressionnante de pouvoirs. Je les compte. J’en ai 29 et je découvre qu’ils sont … 29. Bon.
Je me rappelle qu’en réunion je leur avais dit quand on s’est mis d’accord sur la date de l’assemblée extraordinaire que de toute manière, un seul copropriétaire me suffisait parce que l’on était à la majorité des voix exprimées. Je comprends que c’était l’erreur fatale à ne jamais refaire et que chacun s’est dit que le 1 serait un autre copropriétaire que lui.
J’appelle mon Président du conseil syndical à qui j’explique la situation et là je l’entends fondre en larmes au téléphone :
  • Ils comptent tous sur moi tout le temps ! J’en ai marre !

Non mais sérieux !

#mefautuntriplecafé

Quand le copropriétaire fixe une date de réunion !

Après 4 changements de date de réunion, on convient avec le Président du Conseil Syndical enfin de tenir l’assemblée générale le vendredi X.

Je lui explique à quel point je suis soulagée parce que j’ai cru que l’on y arriverai pas. Il convient avec moi que, parfois, des choses simples prennent une énergie incroyable !

Mon client n’est disponible que le vendredi et cela limite drôlement l’agenda.

On raccroche !

5 minutes plus tard, le téléphone sonne à nouveau. Je décroche et j’entends mon copropriétaire au bout du fil …

Tout confus, il m’explique que finalement le X n’est pas une bonne date parce que le lendemain du vendredi X, il y a le week-end qui commence et qu’il le réalise juste.

Heu … en fait, comment lui expliquer, sans le heurter, qu’après un vendredi X ou un autre, il y a toujours un week-end qui commence … ?

#mefautuntriplecafé

Quand le copropriétaire charrie son syndic !

Quand en réunion, j’explique la manière dont je fonctionne à des clients et que je leur dis  :

– Appelez moi, j’arrive.

et qu’ils me rétorquent :

– d’accord, à partir de maintenant, nous vous appellerons Jarrive.

#mefautuntriplecafé

Quand le syndic est trop méchant !

Hier soir, deux assemblées générales se tenaient au cabinet en même temps : la mienne et celle d’un de mes gestionnaires.

Elles se tenaient dans deux salles séparées. Cela semble évident mais cette précision a son sens dans la suite de l’anecdote.

Alors que je présentais les comptes, une copropriétaire de l’autre réunion, très très 16ème, débarque dans ma salle, nous interrompt sans gêne la clope et le briquet à la main pour demander l’autorisation de fumer à une des fenêtres de ma salle d’assemblée générale.

Alors déjà fumer dans des bureaux est interdit. Puis là, en plus, ca donnait l’impression que mon assemblée générale était un spectacle dont elle souhaitait profiter pour se divertir le temps de sa pause cigarette.

Je lui ai expliqué que ce n’était pas possible et qu’elle devait sortir du cabinet pour fumer.

Décontenancée par ma réponse, elle est restée un moment interdite. Nous la regardions, mes copropriétaires et moi, stupéfaits. Puis, se reprenant d’un coup, elle m’a expliqué que j’étais « trop méchante » avant de tourner les talons.

#mefautuntriplecafé

Quand le copropriétaire règle lui-même ses problèmes de voisinage !

En assemblée générale d’un petit immeuble que je viens de reprendre vers le panthéon, j’entends mon président de conseil syndical expliquer aux autres :

– Bon. Le gars, il ne voulait pas comprendre. J’ai fait simple. Je l’ai pris par le col, traîné dans les escaliers et le hall et lui ai éclaté la tête contre la porte vitrée. Au moins c’était fini.

Une autre copropriétaire, choquée de l’attitude du gars mais à priori trouvant l’attitude du président de conseil syndical parfaitement normale et adaptée :

– Je ne comprends pas ce qui lui a pris à ce jeune ! Il avait l’air si gentil pourtant !

Un autre copropriétaire s’excusant pour le gars et ne semblant pas choqué non plus par les actes de mon président du conseil syndical :

– Je suis désolé pour mon locataire. Son attitude était inqualifiable.

Je me demandais quel crime abominable le gars avait commis. J’imaginais le pire mais j’ai quand même tenté un :

– Mais qu’est ce qui s’est passé ?

Mon Président du Conseil Syndical :

– Je devais me lever à 4h du matin et, lui (façon ce vaurien), il faisait encore du bruit après 22h. Je suis donc allé frappé à sa porte.

Pas facile de rester toujours impassible. J’ai du avoir l’air, malgré moi, choquée.

Le propriétaire du logement où se trouvait le criminel, toujours désolé, se méprenant sans doute sur mon expression, et plein de désir de me rassurer sur le fait que l’incident était terminé et qu’il n’y avait plus un tel criminel dans l’immeuble :

– Il a déménagé immédiatement après !

Heu … m’étonne !

Mais me voilà rassurée !!! C’est que j’aurais pu croiser ce voyou lors d’une visite des parties communes aussi !!! Quand on est capable de faire du bruit après 22h, on est capable de toutes les vilenies ! C’est bien connu ! Non mais sérieux !

Comme quoi l’idée de violence ou de crime est à géométrie variable dans mon petit immeuble du 5ème. Ca pose question, non ?

#mefautuntriplecafé